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6 juin 2021 7 06 /06 /juin /2021 07:00
Les fautes de l’édito du “Calais Mag” n° 137 (juin 2021)

~

 

 

Rien de grave.

 

Deux fautes d’accord :

 

1) Ligne 35 : « […] l’acquisition de compétences exigées en entreprises. »

Si l’on parle d’un ensemble d’entreprises, voire de toutes, il faut dire au pluriel : les compétences exigées dans/par des/les entreprises. Mais s’il s’agit de l’entreprise (en général) comme cadre de travail, comme type d’activité, il convient d’écrire au singulier : les compétences exigées en entreprise.

 

2) Lignes 40 et 41 : « Je vous souhaite à tous une excellente saison […], en vous recommandant d’être “vacciné pour un été protégé”. »

Comme le montre le début de la phrase, le « vous » n'est pas ici un vous de politesse, mais bien sûr un vrai pluriel (cf. « tous »). Il faut donc accorder le participe passé au pluriel : En vous recommandant d'être vaccinés.

 

 

Cinq fautes de syntaxe :

 

1) Lignes 3 et 4 : « […] l’espoir d’un retour à une vie normale. »

On ne cumule pas ainsi deux articles indéfinis devant un nom et son nom complément (la “double indétermination” est une faute). Ne pas dire par exemple *“une répétition d’un son”, mais : “la répétition d’un son” (ou, selon le cas, “une répétition du son”). On ne dira pas : “J’ai vu un vol d’un martinet”. Au reste, ici deux articles définis pourraient convenir : “le retour à la vie normale”. L’espoir du retour à une vie normale / l’espoir d’un retour à la vie normale.

 

2) Ligne 4 : « Ce fut pour moi un moment de vif plaisir et de grande satisfaction de voir à nouveau s’animer […] »

Pour marquer l’équivalence, dire plutôt (après une virgule) : que de voir. Mais la mise en parallèle est un peu bancale : on dit qu’un moment est voir ! (Moment de plaisir = voir s’animer.) Tourner autrement, donc. J’ai éprouvé un vif plaisir et une grande satisfaction en voyant… Ce fut un moment de vif plaisir, que celui où j’ai vu s’animer…

 

3) Lignes 10 à 12 : « […] je m’engage quotidiennement dans ce combat que je juge essentiel, à la veille notamment d’un été que je souhaite “protégé” […] »

La place de « notamment » suggère qu’on est à la veille de plusieurs choses, dont – notamment – un été. Or, on veut plutôt dire que le combat est essentiel surtout en cette saison.  Ce combat que je juge essentiel notamment à la veille d'un été...

 

4) Ligne 13 : « Vous le savez en effet, la saison estivale 2021 est une édition très particulière […] »

Ici, c’est « en effet » qui n'est pas à sa place. En effet, vous le savez, la saison…

 

5) Ligne 32 : « En matière économique et d’emploi, je me réjouis aussi des résultats […] »

On coordonne des mots ou groupes de même nature. (On ne peut jamais dire *“table et chanter”, *“grande ou table”, *“vraiment mais grand”, etc.) Certes, ici « d’emploi » (nom) est proche d’un adjectif de par sa préposition, mais pour être tout à fait correct : En matière d’économie et d’emploi.

 

 

Trois fautes de temps :

 

1) et 2) Lignes 4 et 7 : « Ce fut pour moi un moment de vif plaisir […] ». « Sur un autre plan, ces visites furent aussi […] »

Le passé simple est un temps du récit, et en tout cas on ne peut pas, dans un contexte au passé composé, l’employer ici et là à la place de ce temps (cf. « je suis allée », « m’ont permis », « je me suis attachée à », « ont été investis », etc.). Surtout pas, comme « fut », dans la même phrase qu'un verbe au passé composé. Les deux temps (concurrents) ne sont pas miscibles dans un même énoncé ! Cela a été / ça a été pour moi un moment de vif plaisir. Ces visites ont été pour moi un motif de satisfaction.

 

3) Ligne 26 : « […] comme en témoignent les commentaires qui nous sont déjà adressés […] »

Ce verbe passif est au présent ; on attendait plus logiquement le passé composé : Comme en témoignent les commentaires qui nous ont déjà été adressés.

 

 

Cinq fautes de vocabulaire :

 

1) et 2) Lignes 1 et 2 : « […] je suis allée à la rencontre de commerçants calaisiens pour partager symboliquement cet événement [la réouverture] avec eux. »

On ne voit pas pourquoi « symboliquement ». Et le verbe « partager » (s’agissant d’un événement) est mal choisi. Je propose : pour vivre ensemble solennellement cet événement / pour assister officiellement avec eux à cet événement.

 

3) Lignes 2 à 4 : « Ces visites amicales m’ont permis […] de partager […] l’espoir d’un retour à une vie normale. »

Ici encore « partager » (s’agissant d’un espoir) est mal choisi. Naturellement, on peut dire au passif que l’espoir est partagé : il est commun à plusieurs personnes. Mais on dira par exemple, à l’actif : Ces visites amicales ont été l’occasion d’espérer ensemble…

 

4) Lignes 21 : « J’ai bien sûr demandé qu’un programme d’animations inédites, colorées et très denses soit élaboré […] »

Des animations « inédites », on comprend. « Colorées », on devine (“spectaculaires”). Mais : « très denses » ?… Des animations denses… Veut-on dire : nombreuses ? Multiples ? Incessantes ? Captivantes ?…

 

5) Lignes 34 et 35 : « […] 48 jeunes du Sas ont participé de manière active à une quinzaine de projets favorisant l’acquisition de compétences […] »

Le terme « projets » (“desseins”, “intentions” : sens abstrait) est inattendu ici. C’est plutôt leur réalisation (leur concrétisation) qui permettrait d’acquérir des compétences. Mais on ne dit pas ce qui a été projeté. S’il ne s’agit vraiment encore que de projets, on préférerait : une quinzaine de projets visant (à favoriser) l’acquisition de compétences.

 

 

Deux fautes (discutables) d’orthographe :

 

1) Lignes 25 et 26 : « A ce titre […]  ».

Pour faciliter la lecture, parce que c’est facilement faisable, parce que cela devient l’usage : accent sur la majuscule. À ce titre.

 

2) Lignes 28 et 29 : « […] l’artiste Stephan Muntaner […]  ».

Sur les plupart des sites Internet proches de l’artiste, son prénom porte un accent : Stéphan. (Il faudrait lui demander !)

 

 

Deux fautes de ponctuation :

 

1) Lignes 28 et 29 : « […] j’ai proposé de faire appel au talent de l’artiste Stephan Muntaner dont le travail sur le Dragon avait déjà fait l’unanimité. »

La proposition relative n’est pas déterminative de son antécédent : on sait déjà précisément qui c’est, puisqu’il est désigné par son nom propre. Or, il faut une virgule avant une relative explicative, qui ajoute une information à ce qui est déjà déterminé. Comparons : “L’artiste qui a travaillé sur le Dragon est né à Marseille”, et : “Voici Stéphan Muntaner, qui est né à Marseille”. J’ai fait appel à l’artiste Stéphan Muntaner, dont le travail sur le Dragon a fait l’unanimité.

 

2) Lignes 34 : « […] Depuis trois ans, 48 jeunes du Sas ont participé de manière active à […] »

Pas de virgule simplement entre un complément de temps et le reste de la phrase. Depuis trois ans quarante-huit jeunes ont activement participé à…

 

 

Calais Mag n° 137 de juin 2021, page 3

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