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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 17:13

Nolwenn Leroy à Berck

 

   « Cette hyperactivité sur scène ou en studio, cette omniprésence marquent-elles une volonté d'exister de peur d'être oubliée ? »

   Il est plus naturel de coordonner les deux sujets singuliers d’un même verbe accordé au pluriel, mais c’est pour la fin que j’ai relevé cette phrase. La construction présente « de peur d’être oubliée » comme complément (cf. « de ») de « volonté d’exister ». Pour le sens attendu, il serait plus correct de mettre « volonté » et « peur » sur le même plan. Cette hyperactivité et cette omniprésence sont-elles le signe d’une volonté d’exister, d’une peur d’être oubliée ?

 

   « "C'est ça l'omniprésence pour un artiste, si on le voit partout et faire n'importe quoi dans n'importe quelle circonstance." »

   • Cet emploi de si est incorrect. Il serait préférable de le remplacer par une simple ponctuation : C’est ça l’omniprésence pour un artiste : on le voit partout faire n’importe quoi…

   • Dans le sens de "situation", employer circonstance au pluriel. Dans n’importe quelles circonstances. (Une situation, disons, étant un ensemble de circonstances.)

 

   Pour en finir avec la page 2, des propositions : « "On ne peut pas dire que ce soit mon cas je me fais plutôt discrète et rare dans les choses qui n'ont pas lieu d'être." »

   Une proposition est un ensemble de mots (dont un verbe) qui ont des fonctions entre eux (et non avec les mots extérieurs) : l’un est complément de l’autre, ou sujet, attribut, etc. Nous en avons quatre ici : On ne peut pas dire  |  que ce soit mon cas  |  je me fais plutôt discrète et rare dans les choses  |  qui n’ont pas lieu d’être.

   À part le cas particulier des infinitives, le passage d’une proposition à une autre est toujours marqué par une conjonction de coordination ou de subordination (cf. « que »), un pronom relatif (cf. « qui »), ou une ponctuation.

   Or, il n’y a rien entre « cas » et « je ». On pourrait placer là un deux-points, ou la conjonction car.

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 13:46

Retour sur les Rencontres jobs transfrontaliers

 

   « L'arrivée d'un nouveau partenaire, en la personne d'Eurostar, ne peut que confirmer cette réussite. »

   On ne peut employer l’expression "en la personne de" que devant un nom de personne (et non d’entreprise). L’arrivée d’un nouveau partenaire, (celle d’)Eurostar, ne peut que confirmer cette réussite. (En l’occurrence, en l’espèce Eurostar.)

 

   « "Nous l'avons bien senti sur le retour que nous avons de nos visiteurs." »

   Un léger problème de concordance des temps (voire de préposition). Nous l’avons bien senti dans le (au) retour que nous avons eu.

 

   « Même s'il reste un premier indicateur attestant du succès des quatrièmes Rencontres jobs transfrontaliers. »

   Surtout après un sujet non animé, construire attester plutôt avec un C.O.D. Un premier indicateur attestant le succès des quatrièmes Rencontres.

 

   Pour en finir avec la page 2, une coordination : « "L'important est que les entreprises qui sont présentes aux Rencontres et les visiteurs soient en parfaite adéquation." »

   Pas de faute ; mais il est sans doute préférable, pour le style et la compréhension, de placer le groupe nominal court (« les visiteurs ») avant le long (« les entreprises qui sont présentes aux Rencontres »). On peut même, à cause de cette longueur, antéposer le verbe. L’important est que soient en parfaite adéquation les visiteurs et les entreprises qui sont présentes aux Rencontres.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 11:33

Interview du ministre des Transports et de la Mer

 

   « "Quand nous sommes face à des spéculations privées en terme de loyers, ça tue toute initiative." »

   On aura reconnu notre faute habituelle. Terme toujours au pluriel dans les expressions où il a le sens de "mots", "propos", etc. En termes de loyers.

 

   « "Boulogne doit être clair sur sa stratégie portuaire." »

   Accorder plutôt au féminin, surtout quand le nom de la ville a une forme féminine (e muet). Boulogne doit être claire.

 

   « "Et la mise en place d'un certain nombre de réglementations européennes va poser problèmes aux compagnies." »

   Dans cette expression (sans déterminant), problème reste au singulier. Elle va poser problème aux compagnies.

 

   « "Le problème essentiel, c'est celui des loyers. Il concerne tous les centres villes." »

   Trait d’union : les centres-villes.

 

   « "On entend que la gauche ne serait qu'une parenthèse et pas apte à gérer un pays." »

   L’ellipse du verbe est fâcheuse, car il est d’abord négativé par ne… que (restriction), puis par « pas ». La gauche ne serait qu’une parenthèse, et ne serait pas apte à gérer un pays.

 

   Pour en finir avec la page 2, la légende : « Le ministre promet des annonces pour l’économie boulonnaise, mais refuse encore d’en dire plus. »

   L’emploi de « encore » me paraît un peu maladroit. On pourrait le comprendre comme : "une nouvelle fois". Il refuse pour encore, pour l’instant d’en dire plus.

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 14:49

Faits divers

 

   « C'est à l'origine une amie du prévenu qui conduisait le véhicule : mais prise d'un malaise, le prévenu s'est décidé à prendre le volant.. »

   • On ne peut pas construire ainsi. À cause de l’apposition, la phrase dit que c’est le prévenu qui a été pris (« prise » ) d’un malaise. Il faut construire une proposition participiale : Mais celle-ci ayant été prise d’un malaise, le prévenu s’est décidé…

   • Le deux-points n'a pas de raison d'être ; c'est plutôt un point-virgule qui avait sa place ici (rapport chronologique, et non logique).

   • Ponctuation finale : choisir entre le point unique et les (trois) points de suspension.

 

   « Frédéric F., 46 ans, donnera plusieurs versions divergentes : il possèderait un permis de conduire belge, tentera également de fournir une fausse identité, avant d'avouer ne pas posséder le permis de conduire. »

   Encore une construction incorrecte. Et dans l’énumération, un mélange de temps… Difficile de corriger : est-ce que le fait de tenter de fournir une fausse identité doit être compris comme une des versions données ?

 

   « Les sapeurs pompiers de Marck. »

   Toujours un trait d’union : les sapeurs-pompiers.

 

   « La gendarmerie appelle les riverains à être vigileants. »

   Pas de e à cet adjectif : vigilants.

 

   « Violence et rebellion »

   Ne pas confondre le nom rébellion (accent) avec le verbe : je me rebelle, nous nous rebellions.

 

   « "Ca ne me ressemble vraiment pas." »

   Cédille : Ça ne me ressemble pas.

 

   Pour en finir avec la page 2, un faux accord et un manque d’espace : « Peu avant 13h30, les pompiers ont été alerté pour un feu de poubelle à la résidence Louis-David, à proximité du collège Vadez. A leur arrivée, le personnel del'établissement avait procédé à l'extinction du container poubelles. »

   • Participe passé employé avec être : les pompiers ont été alertés.
   • De l'établissement.

La faute de la page 2 du mardi 19 novembre 2013
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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 13:35

Déménagement du club de paintball de Gravelines

 

   « "Et nous ne risquons pas de déranger quelqu'un..."  »

   La négation de quelqu’un est en principe personne. Nous ne pouvons déranger personne. Pour conserver le début de la phrase, il vaudrait peut-être mieux dire : Nous ne risquons pas de déranger qui que ce soit.

 

   « "Ce qu'il y a de bien dans une association telle que la nôtre, c'est qu'à peu près tous les corps de métiers sont représentés. Nous avons des peintres, des plaquistes, des électriciens, des spécialistes de l'aménagement des espaces verts, etc. C'est très utile pour les travaux. Ici, il y a quelqu'un qui passe tous les jours." »

   C’est encore pour quelqu’un ! Il s’agirait peut-être de balayer cette ambiguïté : la dernière phrase, isolée, pourrait laisser entendre qu’une même personne passe tous les jours. Il suffirait peut-être de placer « tous les jours » en début de phrase ? Ici tous les jours il y a quelqu’un qui passe. Mais quelqu’un a aussi un emploi partitif, qui empêche l’ambiguïté : Tous les jours il y a quelqu’un d’entre nous qui passe ici.

 

   Pour en finir avec la page 2, une redondance : « Les nouvelles possibilités offertes par ces nouveaux terrains devraient également permettre au club, qui compte une trentaine de membres, de grandir encore un peu plus. »

   « Plus », le dernier mot, est superfétatoire. Permettre au club de grandir encore un peu.

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 10:54

Michel Delebarre élu président du… Pôle Métropolitain

 

   « "Il faut gérer cette proximité avec Lille, la grande ville, qui est à la fois attirante et si rejetante car pas toujours aimable avec les territoires qui l'entourent."  »

   L’adjectif rejetant n’existe pas. Il n’est pas justifié d’inventer un néologisme quand le sens peut être dit par des mots existants (l’adjectif existant existe). À la fois attirante et répulsive, repoussante.

 

   « "[…] et dans ce domaine également, il y aura des projets à mener." »

   Pas de virgule après « également ». C’est l’endroit d’une pause à l’oral, mais ce n’est pas le rôle de la ponctuation que de marquer à l’écrit le rythme de l’oral.

 

   « […] se souvient Michel Delebarre qui, entouré de nombreux élus de la Côte d'Opale, a donc installé ce pôle métropolitain. »

   Virgule avant « qui » (qui commence une relative non déterminative de son antécédent). On s’en rendra mieux compte en supprimant mentalement le groupe suivant entre virgules : […] se souvient Michel Delebarre, qui a donc installé…

 

   « "N'oublions pas que le 8 juillet, du Touquet Paris-Plage sera donné le grand départ du Tour de France cycliste." »

   C’est pour la préposition « du » avant « Touquet ». Le Tour partira du Touquet, mais le départ sera donné au Touquet.

 

   Pour en finir avec la page 2, une question de registre : « Jeudi dernier à Dunkerque, les élus de la Côte d'Opale, enfin ceux qui étaient présents, ont installé le pôle métropolitain. »

   Cet emploi de enfin appartient au langage parlé (pas spécialement familier). Ainsi, on ne le comprend peut-être pas immédiatement à la lecture. À l’écrit on pourrait employer du moins, qui a toutefois le défaut d’être moins ironique. On pourra peut-être marquer l’ironie par des points de suspension, comme j’ai fait dans mon titre, voulant faire allusion au nombre de casquettes du président, ou à l’augmentation du mille-feuille administratif. Les élus de la Côte d’Opale – ou du moins… ceux qui étaient présents ;) – ont installé le pôle métropolitain.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 11:20

Un projet franco-britannique pour revaloriser des friches urbaines

Funérailles d’un vétéran dans le Kent

 

   « Mais les travaux en cours portent surtout sur la réhabilitation de bains douches pour la commune de Flers (Basse Normandie). »

   Trait d’union souhaitable à bains-douches, franchement obligatoire à Basse-Normandie.

 

   « Le Cuepp Littoral est engagé sur une vaste mission de réaménagement du territoire. »

   • Dans ce sens (figuré), le verbe s’emploie avec la préposition dans. Il est engagé dans une vaste mission.

   • Attention à l’orthographe de l’acronyme : Le Cueep.

 

   « On comprend mieux l'intérêt de Cap Calaisis qui cherche des idées pour développer un espace de co-working aux 4B. »

   • Toujours en un seul mot : le coworking.

   • Virgule avant la proposition relative non déterminative (à valeur causale).

 

   « Cet homme, qui ne s'était jamais marié, n'avait pas d'enfants et pas de famille proche connue. »

   On a une conjonction de coordination pour ça (« et pas »). Il n’avait pas d’enfant ni de famille proche. (Je ne mets pas d’s à « enfant » parce qu’il ne va pas de soi que s’il en avait eu il en aurait eu plusieurs ; par contre : Il n’avait pas de cheveux.)

 

   Pour en finir avec la page 2, une ligature : « La vallée de la Ruhr, coeur industriel de l'Allemagne nazie. »

   Cœur [Alt+0156].

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 12:04

Faits divers

 

   « Placés en garde à vue, ils sont bien connus des services de police. »

   Cette construction confère au groupe « placés en garde à vue » une valeur circonstancielle, comme s’il était subordonné, alors qu’il n’a pas de rapport logique avec la suite de la phrase. (Ce n’est pas parce qu’ils sont placés en garde à vue qu’ils sont bien connus.) On admettrait l’inverse : Bien connus des services de police, ils ont été placés en garde à vue. (= parce qu’ils étaient bien connus des services de police.) Le mieux était de rédiger deux propositions indépendantes, – comme ces deux faits paraissent indépendants. Ils ont été placés en garde à vue. Ils sont bien connus des services de police.

 

   « C'est vers 6h15 samedi qu'une dame "âgée" selon les forces de l'ordre a été violemment agressée par deux jeunes hommes, alors qu'elle marchait rue Royale. »

   • Espaces : vers 6 h 15.

   • Petite ambiguïté : à quoi se rapporte « selon les forces de l’ordre » ?

 

   « "L'intérieur est électronique et nous ne sommes pas capables de déterminer avec exactitude les composants qui ont été touchés ou non." »

   Il y a une incompatibilité entre « déterminer » + « les » et « ou non ». Déterminer les composants qui ont été touchés. Déterminer quels composants ont été touchés. À la limite : Déterminer les composants qui ont été touchés et ceux qui ne l’ont pas été.

 

   Pour en finir avec la page 2, une virgule mal placée : « "Cela a été long mais aujourd'hui, les choses commencent à bouger." »

   La seule place correcte : avant « mais ».

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 17:03

Réouverture du Furet à Dunkerque

 

   « Dans ses projets, le Furet du Nord prévoit également de poursuivre l'organisation de dédicaces d'auteur et d'être partenaire d'événements culturels locaux, tels que des salons du livre. »

   Ne pas employer tel que avec une virgule. Des événements locaux tels que des salons du livre. (Mais : des événements locaux, tels des salons du livre.)

 

   « De quoi remplir le vide laissé par Virgin depuis trois mois, qui profitait un peu plus à Majuscule. La Mare aux diables un peu aussi, même si la gérante reste dans une niche de livres jeunesse. »

   Le groupe nominal « La Mare aux diables » n’est pas construit ; il convenait de reprendre la préposition : À "La Mare aux diables" un peu aussi.

 

   Pour en finir avec la page 2, un télescopage de deux expressions : « Fermera, fermera pas ? Majuscule joue au chat et à la souris avec les nerfs des habitués et de la clientèle de loisirs en général. »

   On joue au chat et à la souris avec quelqu’un, non avec ses nerfs. Ou on joue (tout court) avec ses nerfs. Ou les deux, pourquoi pas ; il faudrait dire alors : Majuscule joue au chat et à la souris avec les habitués, et joue avec leurs nerfs.

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 10:56

Exposition d’anciens baraquements à Grand-Fort-Philippe

 

   « Son baraquement d'après-guerre discrètement installé dans une petite impasse non carrossée et donnant aujourd'hui sur l'avenue de la Mer. »

   Erreur de vocabulaire. Une impasse non carrossable (non praticable avec une voiture).

 

   « Quand on regarde les photos, on était pire que des Roms. »

   Pire est un adjectif : il s’accorde. On était pires.

 

   « Une bande sonore et une maquette d'un baraquement on étét ou seront également réalisées. »

   Mettons le t à sa place : ont été.

 

   Pour en finir avec la page 2, une faute de patois : « J'y suis même revenue plusieurs fois. Parfois, pour passer le duelle (serpillière N.D.L.R.). »

   Ce mot dunkerquois a une forme masculine : un duel.

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