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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 08:11

Portrait : Isabelle Poudré de Masure écrit des livres.

Une pension pour vieux chevaux à Ghyvelde

 

   « Une façon de coucher sur le papier un livre dont elle avait déjà toute l’histoire construite dans sa tête. »

 

IPdM.jpg   Ce qu’on "couche sur le papier", ce n’est pas un livre, mais des anecdotes, du vécu, une histoire… • Peut-être un régionalisme en fin de phrase : le possessif « sa ». Une façon de coucher sur le papier une histoire qu’elle avait en tête, déjà construite.

 

   « Isabelle qui dévore les livres en temps normal, est déjà attelée à son troisième ouvrage. »  Virgule obligatoire avant le pronom relatif : l’antécédent est déterminé par lui-même (et non par la relative). • (« Attelée » : voilà une métaphore peut-être banale, mais qui a le mérite de nous préparer à l’article suivant !)

 

   Pour en finir avec la page 2, l’article suivant  : « Le même nombre de chevaux se trouve en pension ou en demi-pension. » Il convenait ici de recourir à la syllepse : met-on un nombre en pension ? Non ! on y met des chevaux : accordons donc le verbe avec son sujet d’après le sens : « chevaux ». Un même nombre de chevaux se trouvent en pension.

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 08:41

Neuvaine des "bazennes" à Dunkerque

 

   « De sa famille, elle a également hérité de véritables boucles d’oreille de bazenne. "Elles me viennent d’une cousine de ma mère qui n’avait pas eu de filles." »

 

bazennes.jpg   Il s’agirait de déplacer le s de « filles » à la fin d’« oreille ».  • En effet, on écrit : une boucle d’oreille, et on accorde au pluriel (assez logiquement) : des boucles d’oreilles. • D’autre part, fille doit être ici au singulier. En effet, le sens attendu, c’est que la cousine n’a pas eu de fille du tout ; il n’est pas sous-entendu que si elle en avait eu, ce fût forcément une tripotée ! Une cousine qui n’avait pas eu de fille.

 

   Pour en finir avec la page 2, un adverbe  : « "Tout le monde ne peut pas être bazenne", précise celle qui est encore quasi une des seules à être véritablement issue d’une famille de pêcheurs […] » C’est à propos de « quasi ». • Notons d’abord que les puristes préfèrent quasi à quasiment, parce que le mot est déjà un adverbe en latin (qui signifie "presque", comme en français). • Seulement, voilà : comment pourrait-on être "presque (quasi) une des seules" ? On est une des seules, ou on ne l’est pas ; mais on ne saurait l’être presque ! Le mot est de trop. […] précise celle qui est encore une des rares

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 13:21

Casting du "plus grand Quiz de France" à Dunkerque

 

   « La direction du casting n’a préféré avancer aucune estimation chiffrée. »

 

quiz.jpg   Ça ne se voit peut-être pas à une lecture rapide, mais la négation (« n’ ») est mal placée. C’est le verbe « avancer » qui doit être "négativé", et non « préféré ». La direction a préféré n’avancer aucune estimation.

 

   Pour en finir avec la page 2, une simple gaucherie  : « Et il démarchait même sur leur lieu de travail les personnes dont le métier les empêchait de participer aux sélections. »  C’est la fin de la phrase qui contient une lourdeur, à cause du choix du pronom relatif (« dont »). Peut-être ceci est-il un peu moins lourd : […] les personnes que leur métier empêchait de participer… Les personnes empêchées par leur métier de participer… Les personnes qui ne pouvaient pas participer à cause de leur métier

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 10:09

Kent et Pas-de-Calais : les châteaux anglais

 

   « Le château comprend sept cours pour les sept jours de la semaine, cinquante-deux escaliers pour le nombre de semaine de l’année. »

 

chateau-anglaisr.jpg   Puisque, justement, il y en a cinquante-deux : Le nombre de semaines de l’année.

 

   « Plusieurs hôtels de standing à l’image de la multitudes de belles demeures du secteur. »  Si les demeures sont nombreuses, leur multitude est unique, comme l’atteste le déterminant « la ». La multitude de belles demeures.

 

   Pour en finir avec la page 2, encore une faute d’accord en nombre  : « Un hôtel d’exception en plein centre-ville où se mêle luxe, calme et charme anglais.» Baudelaire se retourne dans sa tombe ! Même inversé, un verbe qui a plusieurs sujets énumérés s’accorde au pluriel ! Où se mêlent luxe, calme et charme anglais.

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 19:56

Violences sur handicapés à Calais

Mise en examen pour viol à Gravelines

 

   « Avec une autre résidente, non voyante, elle l’aurait volontairement désorientée. »

 

coups.JPG   C’est, disons, du langage parlé. On évitera une telle construction à l’écrit, notamment celle de ce « avec ». Elle aurait volontairement désorienté une autre résidente. • (« Non voyante » étant ici adjectif et non nom, pas de trait d’union, en effet, après « non ».)

 

   « "Personne ne m’a fait aucun reproche." »  Un juge un peu grammairien prendrait cela pour un aveu : si personne ne lui en a fait aucun, c’est que chacun lui en a fait au moins un ! Personne ne m’a fait le moindre reproche.

 

   Pour en finir avec la page 2, une histoire de prépositions  : « Difficile à croire une histoire d’amour avec une fillette qui n’a pas atteint la majorité sexuelle… » Remplacer le « à » par de, et déplacer ce « à » après « croire ». Difficile de croire à une histoire d’amour.

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 11:53

Le nouveau directeur des "4 Écluses" à Dunkerque

 

   « "Eh bien, l’une de mes premières décisions en arrivant ici était justement de ne pas m’occuper de la programmation. Je l’ai confié entièrement à Thomas Blanquart qui gère déjà l’accompagnement aux groupes." »

 

4eclusesr.jpg   • Commençons par le plus grave : l’accord de « confié ». Participe passé employé avec avoir, il s’accorde avec « l’ » (placé avant), représentant « programmation », donc féminin. Je l’ai confiée. • Virgule obligatoire après « Thomas Blanquart », puisque la relative ne sert évidemment pas à le déterminer, vu qu’il est d’emblée désigné par son nom. • La préposition « aux » est plutôt incompréhensible ici, et la construction ne me paraît pas correcte. Pourquoi pas simplement : l’accompagnement des groupes ? • Enfin, pour être tout à fait correct, il faudrait dire : L’une de mes premières décisions a été celle de ne pas m’occuper…

 

   « Comme la réflexion de la réduction du bar à l’intérieur de la salle de concert. »  Encore un problème de préposition : le premier « de » est fautif. La réflexion à propos de, au sujet de la réduction ; à la limite : sur la réduction… • J’aurais mis « concert » au pluriel, mais bon…

 

   « "La période a plutôt été très bien gérée." »  « Plutôt » et « très » sont contradictoires. Il faudrait savoir !

 

   Pour en finir avec la page 2, comme hier un pluriel malencontreux  : « Restent encore des projets et envies. »  Ainsi employé en début de proposition, le verbe rester se conjugue au singulier parce qu’il est l’abréviation de l’impersonnel "il reste". Reste encore des projets et des envies.

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 11:26

Portrait : un passionné de serpents

 

   « Il faut prouver plusieurs années de travail auprès d’un établissement ou association dans lesquelles vous aurez acquis une expérience. »

 

elaphe.jpg   • La locution prépositive « auprès de » est plutôt mal choisie ! On attendait plutôt : dans. •  Le pronom relatif « dans lesquelles » a pour antécédent « un établissement ou une association » : deux singuliers, dont un féminin : l’accord au féminin, pluriel est donc forcément fautif. J’esquive cette difficulté : dans un établissement ou une association vous aurez acquis une expérience.

 

   « "Je porte sur moi l’odeur des souris ou des rats." nous a expliqués Fabien Champey. »  • Ce qui est expliqué, ce n’est pas « nous », mais les propos rapportés ; donc : singulier, neutre. • Pas de point (mais une virgule ou un point d’exclamation) après « rats ».  […] rats", nous a expliqué Fabien.

 

   Pour en finir avec la page 2, un autre pluriel malencontreux  : « Tous les terrariums de Fabien sont fermés à clés. »  Le mot clé est invariable dans cette expression. Ils sont fermés à clé. (Le groupe "à clé" a ici une valeur adverbiale.)

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 09:46

Transformation de la "Halle aux poissons" à Bourbourg

 

   « Le principe d’un tel centre part de l’idée d’un lieu où des oeuvres ne suffissent pas en elles-mêmes. Il faut des clés de lecture permettant aux visiteurs de se les approprier. C’est une autre conception d’accueil et de découverte qui sont proposés par des étapes de compréhension liées à l’oeuvre exposée. »

 

Vig-HallePoisson.jpg   Correction surprise ! • Ligature à œuvres. • Le subjonctif imparfait « suffissent » n’est pas justifié ici, mais le subjonctif présent suffisent (1 s), ou le conditionnel suffiraient. • La construction de la dernière phrase fait que « qui » a pour antécédent « conception » : il faut donc accorder au féminin, singulier : qui est proposée.

 

   Pour en finir avec la page 2, un problème de vocabulaire : « Pour les élus, l’utilité d’un centre d’interprétation s’est révélée indispensable»  C’est le mot « indispensable », appliqué  à « utilité », qui est mal employé. On peut dire que le centre est indispensable, mais que l’utilité est, par exemple : certaine, établie, incontestable, grande

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3 juillet 2010 6 03 /07 /juillet /2010 10:29

 

Nord Littéral - La faute de la page 2

va s'accorder quelques semaines de vacances.

Bon été à tous les fidèles du blog !


la-faute-de-la-page-2--jpg

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 16:03

ArcelorMittal s’apprête à diminuer sa production

 

   « Un second scénario pourrait tenir en un ralentissement de la production des trois hauts-fourneaux dunkerquois. Quoi que l’extinction provisoire du HF 2 "aurait deux vertus". »

 

acierie.jpg   • Au lieu du verbe « tenir » on attendait peut-être plutôt ici : Un second scénario pourrait consister en un ralentissement… • « Quoi que » sont des pronoms ; c’est une conjonction de subordination qu’il fallait : quoique, en un seul mot, et qui marque la concession (on peut la remplacer par : bien que, même si...)

 

   Pour en finir avec la page 2, un trait d’union fâcheux  : « En contre-point de ces annonces pessimistes… »  Contrepoint toujours en un seul mot.

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