Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 16:44

  « Mieux encore, la moule de Bouchot est partisane des vitamines B8, B12 et E. »

 

   On devine par là que la moule contient, apporte à son consommateur toutes ces vitamines. Mais en quoi serait-elle « partisane » ?

   Le dictionnaire nous dit, concernant l’adjectif partisan : 1°) "Qui est favorable à une idée" 2°) (Péjoratif) : "qui est inspiré par l’esprit de parti". (À noter que dans le premier sens le féminin peut être partisante, alors qu’il est toujours partisane dans le deuxième.)

   La moule n’étant pas un être pensant (?), on aurait pu croire que le mot lui serait plus facilement appliqué dans son deuxième sens (une « moule partisane », comme on dit « une querelle partisane » ?) Mais le complément introduit par « de » fait plutôt penser au premier, surtout dans un texte qui se veut une apologie de la moule : la moule de Bouchot serait pour les vitamines, elle militerait pour elles ? (Ce qui d'ailleurs ne dit pas qu’elle en contient.)

   Oublions donc ce verbe, et comprenons que la moule contient les (est porteuse des ?) vitamines B8, B12 et E.

  
Pour en finir avec cette page 2, il est peut-être préférable de clore (une journée, une expédition) plutôt que de la « clôturer », et d’écrire au finale plutôt qu’« au final » (le finale, à l’origine de l’expression : le dernier mouvement d’une œuvre musicale).

 

Partager cet article
Repost0
30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 09:10

  « "J'espère que Dany Boon et que les Berguois prendront plaisir à regarder mon film." »


    La "faute" d'aujourd'hui, c'est Fabien Lafait qui l'a faite. Le réalisateur de films pornographiques manie mal les que ! Cette conjonction est ici gauchement répétée, et sans guère d'intérêt : qu'est-ce que cette construction apporte de plus que la simple formulation : « J'espère que Dany Boon et les Berguois prendront plaisir à regarder mon film » ? Tant qu'à parler avec emphase, il aurait peut-être mieux dit : « J'espère que Dany Boon, j'espère que les Berguois, prendront plaisir à regarder mon film. » Si du moins le but était de distinguer aussi nettement l'acteur des habitants.

   Notons que que a le pouvoir d'endosser le sens de la conjonction qu'il reprend : Quand il fera beau et que je ne travaillerai pas ; parce qu'il est riche et qu'il a le temps. (Là, « que » signifie respectivement « quand » et « parce que » ; il peut reprendre ainsi la plupart des conjonctions de subordination.)
   Mais il convient normalement de terminer une proposition entière (avec verbe conjugué) avant le "et que".

 

Partager cet article
Repost0
29 août 2008 5 29 /08 /août /2008 09:22

   « Ajouté à cela le cadre restauré de la Porte aux Boules valorisé par des jeux de lumières, et vous obtiendrez une fresque en plein air. »


    Dès le départ, l'accord de « ajouté » fait louche. Il paraît de plus en plus maladroit rétrospectivement au fil de la lecture de la phrase, et la faute devient manifeste quand on en arrive au : « et vous obtiendrez... ». Il était bel et bien obligatoire d'écrire : « Ajoutez à cela le cadre [...], et vous obtiendrez... »

   Peut-être, avant que d'être amené à ce pataquès, l'auteur a-t-il hésité, sans pouvoir se décider, entre deux constructions correctes, dont voici la deuxième : «  Ajouté à cela, le cadre restauré de la Porte aux Boules valorisé par des jeux de lumières produit une fresque de plein air. »

   Mais quand on doit écrire dans la précipitation, pour le lendemain, il faut choisir (trop) vite !

Partager cet article
Repost0
28 août 2008 4 28 /08 /août /2008 15:35

 

   « L'actuel abattoir [...] poursuivait ses activités en attendant le nouvelle structure. »


   Nous sommes manifestement devant ce qu'on appelle une faute de frappe. Mais est-ce le « L », ou bien le « E », qui est fautif ?

     Si c'était le « L », et qu'il convenait de lire « de », la faute s'avérerait plus grave : il manquerait des S à « nouvelle » et « structure ».

   Mais puisqu'il a été question de ces structures précédemment dans l'article, par exemple sous le terme d'« équipements », on peut penser que  le E est mis pour A. Il convient donc de lire : « en attendant la nouvelle structure. »

Partager cet article
Repost0
27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 12:43

   « Il faudrait qu'on la pince pour qu'elle y croit. »


    (On parle de la miss Côte d'Opale 2008.) Voilà en effet une faute assez locale, dans une région qui rechigne à observer les règles d'emploi du subjonctif.

   Certaines conjonctions de subordination obligent à employer à leur suite le mode subjonctif : avant que (mais non pas après que), les conjonctions qui expriment la concession - mais non l'opposition - (bien que, quoique...), la condition (à condition que...), et celles qui marquent le but : afin que, pour que...)

   On dira donc : « Je suis parti avant qu'il soit venu, je suis parti après qu'il est venu. » - Et on écrira : « Il faudrait qu'on la pince pour qu'elle y croie. »

    Notons que le subjonctif est aussi rendu obligatoire après la conjonction que, par certains verbes qui la précèdent, quand ils expriment un sentiment ou un doute. On dira donc : « Je souhaite qu'il ait raison, je crains qu'il ait raison, je ne suis pas sûr qu'il ait raison ». Mais quand le verbe précédent exprime une déclaration ou une opinion, le verbe après que est à l'indicatif : « Je dis qu'il a raison, je pense qu'il n'a pas raison. »

    On aurait pu contourner la difficulté en ayant recours au conditionnel passé deuxième forme suivi de deux verbes au subjonctif imparfait, qu'on ne saurait peut-être pas confondre aussi facilement avec des formes de l'indicatif :

   « Il eût fallu qu'on la pinçât, pour qu'elle y crût. » Mais cela aurait paru ampoulé, et nous aurions encore trouvé à redire !...

Partager cet article
Repost0
27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 08:35

   « La communauté de communes de Desvres compte 14 803 habitants, repartis dans 23 communes. »


    Peu de risques qu'il s'agisse d'un déplacement de population. Pourtant, repartir ne peut signifier ici que "partir de nouveau, retourner". Il faut lire ici (avec un accent aigu) : "répartis" : "partagés, distribués, divisés..."

    Cela dit, les deux mots viennent d'un même verbe : partir, qui vient du nom latin pars, qui signifiait "part".  Celui-ci a pour ainsi dire donné naissance à deux verbes partir, qui ont chacun engendré une famille de mots :

    1°) partir dans le sens de partager (faire des parts) : parti, partie, départ, partouse, (se) départir, etc. Qu'on pense à l'expression  faire le départ de : "distinguer", se départir de : "se désister, s'écarter de, se séparer, se débarrasser de."

    2°) partir dans le sens de "quitter un lieu", sens dérivé du précédent (on sent le voisinage de sens : "se séparer, se dissocier du lieu où on se trouve") : partance, départ, mais aussi repartir et repartie : "réplique, réponse".

    On aurait pu employer ici le verbe départir (il départ...), à ne pas confondre avec se départir (il se départit...). Ça aurait donné, avec une certaine classe : « La communauté de communes de Desvres compte 14 803 habitants, départis en 23 communes. » Mais cela aurait paru ampoulé, et nous aurions encore trouvé à redire !...

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : La faute de l'édito de la maire & Nord LittÉral - La faute de la page 2 - Depuis 2008.
  • : 1 jour, 1 journal, 1 page, au moins 1 faute corrigée !
  • Contact

Légende

Les citations du journal sont copiées entre guillemets en caractères noirs et gras :

« Citation »

• Mes propos sont en gris. La correction proposée est en caractères verts et gras.

Recherche Mot Clé...