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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 10:58

Nouveau maire d’Hesdin : 22 ans et déjà sarkozyste

 

   « Ils ont élu un jeune de 22 ans qui prendra place dans le fauteuil majoral vendredi soir. »

   Double faute : majoral est un nom (et non un adjectif), et son sens n’a rien à voir avec le contexte. Dans le fauteuil de maire.

 

   « Les préparatifs de la compagne électorale ne se sont pas faits sans heurts. »

   S’agit-il de la femme du maire, ou de la campagne ?

 

   « Il a décidé, par amour pour sa ville, de prendre les choses en mains. »

   Main toujours au singulier dans cette expression. Prendre les choses en main.

 

   « Beaucoup ont mis sur doigt sur son jeune âge, son inexpérience. »

   Ont mis le doigt sur son jeune âge.

 

   « Surnommé "le petit Sarko" ou "le petit Nicolas", toujours en allusion à l'ancien chef de l'état. »

   • Plutôt : par allusion à.

   • Majuscule : chef de l’État.

 

   « Visage crispé, Jean-Marie Roussel, maire sortant, voyait arriver les résultats des premières centaines et mesurait rapidement l'impact du vote. »

   • Sans déterminant, « visage crispé » est épithète du nom propre, puisque mis en apposition. Pour lui donner une valeur circonstancielle : Le visage crispé, Jean-Marie…

   • Il ne manquerait pas quelque chose après « centaines » ?

 

   Pour en finir avec la page 2, une construction impossible : « […] ajoute le maire d'Hesdin depuis 2005. »

   Dit ainsi, « depuis 2005 » est complément de « ajoute ». Il faut développer, car « le maire d’Hesdin » ne peut être sujet et à la fois complété par « depuis 2005 ». Ajoute celui qui est maire d’Hesdin depuis 2005. Ajoute X, maire d’Hesdin depuis 2005.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 10:02

Tournage de scènes de film à Dunkerque

 

   « "Nous sommes présent sur le site de la clinique des Flandres pour une matinée." »

   Accord de l’attribut avec le sujet : Nous sommes présents.

 

   « Avec ce film, Christine Carrière revient au thème de l'adolescence. »

   Dans ce sens, construire le verbe revenir avec la préposition sur : Elle revient sur le thème de l’adolescence.

 

   « Un ciel bleu surplombe le paysage, qui anime peu à peu. »

   Ne pas employer animer, verbe transitif, sans objet. On attendait la tournure pronominale : un paysage qui s’anime peu à peu.

 

   « "Nous nous sommes un peu baladés hier. On est allé du côté de Calais et des caps, c'est vraiment joli", lâche un technicien à son collègue. »

   « On » a ici clairement le sens de "nous" ; et dans ce cas le participe passé s’accorde selon le sens. On est allés du côté de Calais.

 

   Pour en finir avec la page 2, un problème de concordance de temps : « Même si la directrice, Laurence D., a prévenu l'ensemble des travailleurs du site, certains avaient du mal à en croire leurs yeux. »

   Pour marquer l’antériorité du premier fait, le dire au plus-que-parfait : Même si la directrice avait prévenu les employés, certains avaient du mal à en croire leurs yeux.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 16:00

Un cinéma de Dunkerque équipé de l’audiodescription

 

   « A 47 ans, Patrick B. n’était allé qu’une dizaine de fois au cinéma. Il va pouvoir se rattraper. »

   Après « A 47 ans », il faut un temps du présent, comme le confirme la deuxième phrase. À 47 ans, Patrick n’est allé qu’une dizaine de fois au cinéma.

 

   « Et il se souvient de chacun d'entre eux : «"La Boum", "Germinal" avec mon frère, "Emmanuelle", "Podium"... "Les garçons et Guillaume à table !" pour la séance de présentation... » »

   • Titres d'œuvres en italique.

   • Majuscule aussi au deuxième mot du titre quand le premier est un article défini.

   • Dans le dernier titre, virgule avant « à table ! », entre l'apostrophe (interpellation) et l'injonction.

   Le film Les Garçons et Guillaume, à table !

 

   « Dans le casque, une voix off, inaudible donc pour le public valide, lit le titre. »

   Entendons-nous bien : elle est inaudible pour le public non pas parce qu’elle est off, mais parce qu’elle est dans le casque ! Dans le casque, donc inaudible pour le public valide, une voix off lit le titre.

 

   Pour en finir avec la page 2, deux virgules de trop :

   « L'audiodescription rattrape le coup, mais parfois, les écrits en rouge sont trop sombres. »

   « Lorsqu'on pense accessibilité, on a plus souvent l'habitude - à tort -, de penser aux personnes à mobilité réduite. »

   • Pas de virgule après « parfois » (ou il faudrait en mettre une autre juste avant).

   • Pas de virgule après « – à tort – ».

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 16:52

(Publicité pour des boucheries)

 

   (Aujourd’hui la page 2 est numérotée « 18 », compte tenu du supplément élections.)

 

   « Elles sont nourries naturellement et sont sélectionnées rigoureusement pour la qualité de leur viande, selon un cahier des charges stricte et défini, dans la plus pure tradition bouchère. »

   « Stricte et défini » qualifient « un cahier des charges ». Sans e au masculin : strict.

 

   « Evidement sans colorant, conservateur, gluten et autres phosphates ! Preuve de notre engagement qualité, nos produits sont analysés régulièrement par un laboratoire agrée de la région. »

   • Attention à la conjonction dans un contexte négatif : Sans colorant, conservateur, gluten, ni phosphates.

   • « Agrée » est la forme verbale conjuguée. Deux accents au participe passé : agréé.

 

   « Nous avons décidé de privilégier la qualité à la quantité. »

   Attention à la construction du verbe. Préférer la qualité à la quantité, mais : Privilégier la qualité sur la quantité.

 

   Pour en finir avec la page 2, un peu de ponctuation : « C’est près de 30 ans de tradition bouchère qui perdure avec une obsession permanente la satisfaction de la clientèle ! »

   Le deux-points convient pour marquer l’équivalence, l’identité, pour annoncer une explicitation, une explication de ce qui le précède. Une obsession permanente : la satisfaction de la clientèle !

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 16:48

Portrait : un escrimeur à Dunkerque

 

   « Avec la logique qui a toujours été la sienne depuis qu'il a pris son épée de pélerin. »

   Accent grave : pèlerinage, pèlerin.

 

   « Elle n'a que 10 ans, mais se révèle être la plus grande de ce groupe de 11, haut comme trois pommes. »

   Qui est « haut comme trois pommes » ? Elle ? Haute. Les onze ? Hauts.

 

   « […] pistes électriques, masques, gilets, épées, fleurets, sabres..., détaille-t-il. »

   Ne jamais combiner la virgule avec un autre signe de ponctuation. Elle s’efface en présence de ! ? … avant la proposition incise.

 

   « Cela fait 25 ans déjà que François W. s'est lancé dans cette aventure. »

   « Cela fait 25 ans que… » exprime une durée, incompatible avec le passé composé (et avec l’aspect perfectif du verbe). Cela fait 25 ans que François est dans cette aventure. Il y a 25 ans que François s’est lancé dans cette aventure.

 

   Pour en finir avec la page 2, quelques propositions introductrices de citations : « en conclut-il. » « chiffre-t-il. » « revoit le professeur. » « avance le Dunkerquois. » « introduit le professeur. » « détaille-t-il. »

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 11:09

Taille de la vigne à Hondschoot

 

   « La Confrérie des compagnons du vin de Flandre aussi appelée les Taste Wijn, ouvre son vignoble à tous jeudi 3 avril. »

   • Quand le nom de jour est suivi de la date, il doit être précédé d’un déterminant. Il ouvre son vignoble le jeudi 3 avril. Il ouvre jeudi.

   • Pas de virgule unique entre un sujet et son verbe. Il s’agissait d’en placer une première avant « aussi appelée ».

 

   « Elle se fait toujours fin mars début avril.

Une vingtaine de personnes en moyenne se rassemble tous les ans pour manier le sécateur. »

   • Virgule : fin mars, début avril.

   • Accord au pluriel : Une vingtaine de personnes se rassemblent.

 

   « 6, c'est en kilos le poids de raisins que peut donner un pied. »

   Raisin n’est pas ici un dénombrable, mais ce qu’on appelle une "quantité massive" : il doit rester au singulier. Le poids de raisin que peut donner chaque pied. En fait, le mot au pluriel désigne généralement des sortes de raisins. On distingue les raisins de table et les raisins de cuve. (Cependant, il peut aussi, mais rarement, par métonymie, désigner des grains de raisin. Il aurait alors fallu écrire : le poids des raisins que peut donner un pied.)

 

   Pour en finir avec la page 2, un manque d’espaces : « Taille des vignes jeudi 3 avril de 9h à 12h et de 14h30à 17h. »

   De 9 à 12 h et de 14 h 30 à 17 h.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 18:05

Course nocturne à Groffliers

 

   « Elles, se sont les Noct ' endunes , l'une des plus anciennes courses nature de l'arrondissement. »

   • On écrit se (avec un s) devant un verbe autre que être, ou devant être suivi d’un participe passé. Dans tous les autres cas : ce. Ici, c’est être (« sont ») seul. Ce sont.

   • Pas plus d’espace de part et d’autre de l’apostrophe que de part et d’autre de ce dont elle marque l’élision.

   • Jamais d’espace avant une virgule. C’est d’autant plus fâcheux ici que la virgule se retrouve du coup en début de ligne !

 

   « "Nous avons rapidement reçu l'adhésion des différents services de l'état." »

   Dans ce sens, majuscule à État.

 

   « On souhaite que les gens passe un excellent moment. »

   Le sujet de « passe » est « les gens » : un pluriel. On souhaite que les gens passent un excellent moment.

 

   Pour en finir avec la page 2, une faute d’orthographe : « Barbecus et boissons offerts à la fin de la course. »

   Avec un e : un barbecue, des barbecues.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 16:30

L’apostrophe en question dans les noms de rues en Angleterre

 

   « Touche pas à mon apostrophe ! Gros feutre à la main et orthographe en bandoulière, les amoureux du verbe sont entrés en guérilla grammaticale contre la décision prise par des dizaines de municipalités britanniques de supprimer la ponctuation dans les nouveaux noms de rue. »

   L’apostrophe ne fait pas partie des signes de ponctuation, même selon le sens en anglais de ces mots. (La confusion se trouve aussi dans la citation suivante.)

 

   « La vénérable cité universitaire de Cambridge est encore sous le choc après "l'acte de vandalisme" causé en début d'année par son conseil municipal, déterminé à se passer des apostrophes et autres signes de ponctuation.

Comme elle, des dizaines d'autres mairies préfèrent désormais Kings Road à King's Road. »

   • Dans la dernière phrase, « comme elle » et « autres » font pléonasme. Il faut enlever l’un ou l’autre.

   • Ce n’est pas « comme elle » qu’il faut dire, mais, selon le sens : comme lui (comme « son conseil municipal ») : la cité universitaire est pour le maintien de l’apostrophe ; le conseil municpal est contre.

 

   « Les apostrophes dans les noms de rue font polémique en Angleterre. »

   Comme il y a une rue par nom : les noms de rues. Si noms est au pluriel, le complément aussi (des noms d'animaux, de personnes, de villes, etc.) quand, pour ainsi dire, il y a un complément distinct par nom. Par contre : des noms d'emprunt, de famille, de baptême... (Quand le complément est qualifié, il peut être au singulier, parce qu'il exprime une qualité et non des éléments particuliers dénombrables : des noms de ville allemands.)

 

   « […] une adolescente, décédée d'une crise d'asthme parce que l'ambulance s'était rendue à la mauvaise adresse. »

   Attention au choix du déterminant : s’il n’y avait qu’une bonne adresse, il y en avait plusieurs de fausses (toutes les autres !). Article indéfini. Elle s’était rendue à une mauvaise adresse.

 

   Pour en finir avec la page 2, encore un problème de localisation : « Entrés en rébellion, plusieurs d'entre eux ont donc sorti le feutre noir pour aller, la nuit, remettre l'apostrophe à l'endroit sur les plaques de rue, quitte à parfois s'emmêler les pinceaux et à en ajouter là où la grammaire ne l'imposait pas. »

   Dire « à l’endroit » sans compléter le nom (par un adjectif, un nom, une relative…) n’apprend rien ! Remettre l’apostrophe à l’endroit voulu, à sa place…

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 11:25

Séisme à Dunkerque : M. Delebarre désavoué

 

   « "Tout cela augure probablement d'un second tour." »

   • Retenons que le verbe augurer peut avoir principalement deux sens, selon sa construction :

1) Augurer qqchs, augurer que… : prévoir qqchs.

2) Bien ou mal augurer de qqchs : a) tirer de qqchs un présage favorable/défavorable, ou : b) prévoir une issue favorable/défavorable à qqchs.

1) Les résultats laissent augurer un second tour, qu’il y aura un second tour.

2) a) J’augure mal des résultats du premier tour. b) J’augure mal du second tour.

   • Dans tous les cas c’est une personne qui augure, et non la chose, « cela » ; c’est pourquoi on emploie le verbe laisser.

   Donc, sans la préposition de et avec le verbe laisser : Tout cela laisse probablement augurer un second tour.

 

   « Antoine Diers, à peine porté par la bise de ses 9,09 % des suffrages exprimés. »

   Si on veut parler d’un vent faible comme le score, il convient de choisir la brise !

 

   « Michel Delebarre, 28, 86 % des suffrages exprimés »

   Pas d’espace après la virgule à l’intérieur des nombres. 28,86.

 

   « "Inutile d'avoir eu à regonfler les militants, ils le sont déjà.»

   Télescopage de deux tournures. Il faut choisir : Inutile de regonfler les militants, ou : Il n’y a pas eu à regonfler les militants. On n'a pas eu à les regonfler.

 

   Pour en finir avec la page 2, un peu de ponctuation : « Dimanche soir, Patrice Vergriete et Antoine Diers se sont croisés dans nos bureaux où était organisée l'émission spéciale élections municipales. »

   « Dans nos bureaux » suffit à déterminer de quoi on parle : la relative qui suit n’est pas déterminative. Donc : virgule avant « où ».

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 12:24

Portrait : un professeur de néerlandais

 

   « En plus d’enseigner le néerlandais à l’Université du littoral et de la Côte d’Opale, Patrice C. est également membre de l’association pour le développement des langues sur le littoral dunkerquois. »

   « En plus » et « également » sont redondants : ils disent deux fois la même chose. Supprimer « également ».

 

   « En 1998, en plus d'obtenir l'agrégation d'allemand, Patrice C. a décroché une mention complémentaire en néerlandais. Depuis quinze ans, il l'enseigne aux étudiants de LEA. »

   Vu la construction de la première phrase, la deuxième nous dit qu’il enseigne « une mention » (et non le néerlandais). Pour être repris par « l’ », le nom de la langue aurait dû être précédé d’un déterminant ("le néerlandais"). Il faut tourner autrement. Depuis quinze ans il enseigne cette langue.

   À la limite, même problème pour « langage » et « celui-là » dans la phrase suivante : « [Il] développe une autre forme de langage, universel celui-là : la musique. » Une autre forme de langage, universelle celle-là.

 

   « "Il y a quatre mots de base : bonjour, s'il vous plaît, merci et au revoir", rassure-t-il ses nouveaux étudiants. »

   • « Rassure » ne peut pas ainsi avoir deux C.O.D. (la citation + « ses nouveaux étudiants »). Il faut partager les tâches : … dit-il pour rassurer ses nouveaux étudiants. Ou, avant la citation : Il rassure ses nouveaux étudiants : "Il y a quatre…"

   • Dans un contexte en italique, écrire les mots cités en autonymie en caractère romain (droit). "Il y a quatre mots de base : bonjour, s’il vous plaît, merci et au revoir." (Les virgules restant en italique !)

 

   Pour en finir avec la page 2, un peu de vocabulaire : « Et aux détracteurs qui osent offenser le néerlandais pour des questions esthétiques, Patrice C. oppose de nombreux arguments peaufinés au fil des années. »

   Offenser, c’est : "blesser dans sa dignité, son honneur ; porter outrage". Ce n’est pas le sens attendu : ce n’est pas l’intention des détracteurs. Ceux qui osent attaquer, dénigrer le néerlandais.

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