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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 07:00
Les fautes de l’édito du Calais Mag n° 135

 

 ~

 

Rien de grave.

  

 

Quatre fautes d’accord :

 

1) Lignes 2 et 3 : « C'est à sa juste mesure que j'apprécie ces témoignages de gratitude sincères et spontanés. »

Le “possesseur” (« ces témoignages ») étant pluriel, employer l'adjectif possessif “leur”. C'est à leur juste valeur que j'apprécie ces témoignages.

 

2) Lignes 6 et 7 : « Les conditions de prises en charge ont été unanimement […] »

Prise au singulier : on ne dénombre pas les cas, d'autant moins que le texte ne dit pas explicitement ce qui a été pris en charge. Les conditions de prise en charge.

 

3) Lignes 11 et 12 : « Ce combat, je le mène notamment pour obtenir des doses de vaccins en nombre suffisant. »

Pas de s à “vaccin” ici, pas plus qu’à “yaourt” dans “des pots de yaourt en nombre suffisant”. Même s’il s’agissait de différentes marques, ce serait encore du vaccin et du yaourt (indénombrables). Des doses de vaccin en nombre suffisant.

 

4) Lignes 27 et 28 : « […] tout en donnant un peu de couleurs au quotidien. »

Un peu de” est toujours suivi d'un indénombrable au singulier : un peu de miel, un peu d'espoir, etc. On peut dire ici : “donner de la couleur”. En donnant un peu de couleur. Ou, au pluriel : En donnant quelques couleurs / des couleurs. Voire : En donnant un peu des couleurs (où « un peu » n'est pas un déterminant, mais une locution adverbiale qui impacte le sens du verbe).

 

 

Six fautes de vocabulaire :

 

1) Ligne 8 : « […] en recevant leur premier vaccin. »

Le terme “vaccin” est mal choisi. “Vaccination” ne conviendrait pas non plus. Leur première injection.

 

2) Lignes 9 et 10 : « […] des échanges précieux, qui renseignent aussi sur l'espoir que nous avons de sortir de cette crise. »

“Renseignent” ne convient pas : les échanges ne décrivent pas l'espoir en question. On dira par exemple : des échanges précieux qui sont révélateurs de l'espoir que nous avons / qui en disent long sur l'espoir que… / qui témoignent de l'espoir que…

 

3) Ligne 12 : « Pour venir à bout d'une menace sanitaire toujours trop présente […] »

On peut dire qu'une menace est présente, mais non qu'elle l'est « trop » (ce serait en quelque sorte un pléonasme). Dire par exemple : Une menace sanitaire toujours trop élevée.

 

4) Ligne 15 : « […] poursuivre le travail collectif considérable que j'ai souhaité mettre en œuvre. »

On ne met pas en œuvre un travail : il est déjà lui-même la mise en œuvre. Le travail que j'ai souhaité voir mener, ou même, tout court : Le travail que j'ai souhaité.

 

5) Ligne 31 : « […] auprès de jeunes éloignés des systèmes scolaire et professionnel. »

Système” ne convient que pour « scolaire ». Éloignés du système scolaire et du monde du travail.

 

6) Lignes 32 et 33 : « […] des contrats d'apprentissage, qui sont selon moi un moyen très efficace et concret […]. »

On ne voit pas ce que peut vouloir dire ici « concret », ni ce que serait, à l'inverse, un moyen “abstrait”. Du coup, on se demande quel était le sens voulu : Un moyen très efficace et pratique ? Rapide ? Simple ? Sûr ?

 

 

Neuf fautes de construction :

 

1) Lignes 7 et 8 : « […] unanimement salués par des habitants qui me disent aussi leur soulagement et leur satisfaction en recevant leur premier vaccin. »

En français le gérondif exprime le temps (simultanéité), éventuellement avec une nuance de moyen :“Je l'ai vu en levant les yeux”. Ce n'est pas le cas ici. Leur satisfaction d'avoir reçu […] : complément de cause, et non de temps (il n'y a pas de simultanéité).

 

2) Lignes 12 et 13 : « […] je réclame avec insistance un approvisionnement croissant de doses. »

Le complément de “approvisionnement” construit avec “de” désigne ce qui est approvisionné ; le complément construit avec “en” désigne ce en quoi on approvisionne. Ex. : L'approvisionnement du magasin en marchandises. Un approvisionnement en doses. (Ou, par exemple : un apport de doses.)

 

3) Ligne 18 : « Dans ce domaine, précisément, nous ne devons pas non plus relâcher nos efforts. »

« Non plus » n'est pas à sa place : où il est, il sous-entend qu'il y a autre chose que nous ne devons pas faire, voire : que nous ne devons pas relâcher. Précisément (?), dans ce domaine non plus nous ne devons pas relâcher nos efforts.

 

4) Ligne 29 : « En matière d'emploi, nos efforts se poursuivent aussi malgré le contexte sanitaire. »

Faute comparable : cette fois, c'est « aussi » qui n'est pas à sa place. En effet, cet adverbe (qui marque l'addition) ne doit pas affecter « se poursuivent », mais : « en matière d'emploi ». En matière d'emploi aussi, nos efforts se poursuivent.

 

5) Lignes 32 et 33 : « […] qui sont selon moi un moyen […] pour redonner sa chance à chacun. »

Le nom “moyen” suivi d'un groupe infinitif se construit avec la préposition “de”, et non “pour”. Un moyen de redonner sa chance à chacun.

 

6) Lignes 33 et 34 : « C'est aussi l'ambition de la Fabrique Défi de réintégrer des jeunes […]. »

Pour faciliter la lecture et hâter la compréhension : L'ambition de la Fabrique Défi est aussi de réintégrer des jeunes. Ou : C'est aussi l'ambition de la Fabrique Défi, que de réintégrer des jeunes.

 

7) Ligne 34 : « […] réintégrer des jeunes demandeurs d'emploi sur le marché du travail. »

Mauvais choix de préposition : compléter le verbe “()intégrer” au moyen de la préposition “à” (“au”,aux”). Réintégrer des demandeurs d'emploi au marché du travail / les remettre sur le marché du travail.

 

8) et 9) Lignes 37 et 38 : « […] avant d'être une question de statistiques, la question du chômage touche surtout des personnes et des familles. »

• Fâcheuse répétition de « question », d'autant plus regrettable que la deuxième fois, en plus d'être inutile, le mot ne convient pas exactement (on aurait attendu plutôt : “le problème du chômage”). Avant d'être une question de statistiques, le chômage touche…

• L'adverbe “surtout” est mal placé : ainsi, il influe sur le sens de « touche ». Non seulement ce n'est pas le sens voulu, mais en plus on se doute que le chômage touche surtout des personnes : quoi d'autre sinon ? Enfin, de toute façon il fait redondance avec « avant d' » : on peut le supprimer. Avant d'être une question de statistiques, le chômage touche des personnes et des familles.

 

 

Quatre fautes de ponctuation :

 

1) et 2) Lignes 9 et 31 : deux virgules en trop : après « Chaque week-end » et avant « auprès de jeunes ».

 

3) et 4) Lignes 24 et 34 : deux virgules nécessaires pour marquer la segmentation de la phrase : après « Mon shopping » et après « Fabrique Défi ».

 

 

 

Calais Mag n° 135 d'avril (et non mars, comme indiqué à la suite de l'édito) 2021, page 3

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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 09:26
Les fautes de l’édito du “Calais Mag'” n° 134

Rien de grave. 

 

 

Quatre fautes d’accord :

 

1) Lignes 5 et 6 : « Mon intervention a permis l’attribution de mille doses de vaccins supplémentaires. »

Pas d’s à vaccin ici, pas plus qu’à yaourt dans “mille pots de yaourt”. Même s’il s’agissait de différentes marques, ce serait encore du vaccin et du yaourt (indénombrables). Mille doses de vaccin.

 

2) Lignes 15 et 16 : « de nombreux secteurs d’activités sont représentés. »

Dans cette expression, jamais d’s à activité. Un secteur d’activité. Des secteurs d’activité.

 

3) Lignes 16 et 14 : « ce salon qui, dans une forme inédite, a offert de multiples opportunités d’emploi. »

Au contraire, emploi n’est pas ici un indénombrable : il s’agit de plusieurs emplois concrets. De multiples opportunités d’emplois. (À chaque « opportunité » est lié un emploi particulier.)

 

4) Lignes 4 et 5 : « les contaminations au variant anglais du Covid 19. »

La règle est de donner à l’acronyme ou au sigle le genre qu’a son mot-clé (“noyau”, nom principal, central) en français. Ici : maladie (féminin), traduction de l’anglais disease. (Covid = corona virus disease.)

Ainsi, FBI est masculin en français parce que bureau est masculin, et CIA féminin parce que agence est féminin (exemples donnés par l’Académie).

C’est pour la même raison que le nom du virus de la Covid-19, le SARS-CoV-2, est masculin. Et : SNCF, RATP féminins (comme société, régie), sida et CIO masculins (comme syndrome, comité), etc.

Le variant anglais de la Covid-19.

Cela dit, l’usage (qui est d’accorder au masculin Covid) étant à terme toujours plus fort que la règle, il est vraisemblable que celle-ci se plie un jour à celui-là !

 

 

Six fautes de vocabulaire :

 

1) Lignes 7 et 8 : « j’ai souhaité exprimer notre solidarité […] par l’attribution de 5 500 masques. »

En l’absence de complément circonstanciel… d’attribution, on pourra préférer par exemple donation, et ainsi éviter une répétition (attribution est déjà dans la phrase précédente).

 

2) Ligne 11 : « En matière d’emploi, nos efforts n’ont par ailleurs pas faibli malgré le contexte peu favorable. »

« Par ailleurs », qui a ici le sens de “dans un autre domaine” est superfétatoire suite à la précision « en matière d’emploi ». À la limite, il serait plus à sa place (mais à peu près inutile : il servirait simplement de liaison) en début de phrase : Par ailleurs, en matière d’emploi nos efforts…

 

3) Lignes 15 et 16 : « Au travers d’une soixantaine d’entreprises et de sociétés, de nombreux secteurs d’activités sont représentés. »

La locution prépositive au travers de est particulièrement mal choisie, à cause de son sens et à cause de sa connotation (elle est normalement utilisée péjorativement : “au travers de difficultés”…). On dira par exemple : Grâce à la participation d’une soixantaine d’entreprises et de sociétés… (Ou : De nombreux secteurs d’activité ont été représentés par une soixantaine d’entreprises et de sociétés.)

 

4) Lignes 20 et 21 : « une saison estivale que je veux très particulière. »

On attend ici un terme moins neutre, plus valorisant que « particulière ». Une saison que je veux exceptionnelle / marquante / surprenante / extraordinaire / hors du commun / sensationnelle / mémorable…

 

5) Ligne 21 : « En espérant une amélioration de la crise sanitaire, »

« Amélioration » est pour le moins ambigu : voudrait-on rendre plus forte la crise sanitaire, l’accentuer ? C’est le contraire qu’on veut signifier : Une atténuation de la crise sanitaire.

 

6) Ligne 26 : « pour que nous puissions partager ce moment ensemble ! »

« Partager » et « ensemble » sont sentis comme redondants. Pour que nous puissions vivre ensemble ce moment. / Pour que nous puissions partager ce moment.

 

 

Cinq fautes de construction syntaxique :

 

1) Lignes 1 à 3 : « La crise sanitaire a une fois de plus rythmé l’agenda de ces dernières semaines. Après l’ouverture d’un centre de vaccination dans des délais très contraints, j’ai ainsi écrit à deux reprises au président de la République. »

« Ainsi » ne se réfère à rien de ce qui précède : il ne sert à rien, il n’a aucune raison d’être, sa présence est une faute.

 

2) Lignes 5 et 6 : « l’attribution de mille doses de vaccins supplémentaires pour l’hôpital de Calais. »

Attribution, comme attribuer, se construit toujours avec la préposition à (au, aux). L’attribution de mille doses de vaccin supplémentaires à l’hôpital de Calais.

 

3) Ligne 13 : « Consciente de l’importance de ce rendez-vous pour les personnes en recherche d’emploi. »

Cette construction, peut-être calquée sur “en quête de”, n’est pas correcte. Des personnes à la recherche d’emploi.

 

4) et 5) Lignes 15 à 17 : « Au travers d’une soixantaine d’entreprises et de sociétés, de nombreux secteurs d’activités sont représentés lors de ce salon qui, dans une forme inédite, a offert de multiples opportunités d’emploi. »

- Confusion entre présent passif et passé composé actif. C’est une question de temps : ce salon est passé, comme on le lit page 12 du magazine, et comme l’indique ici le passé composé « a offert ». Or, « sont représentés » est au présent. Il fallait dans cette phrase une concordance avec « a offert ». De nombreux secteurs d’activité ont été représentés.

- « Lors » indique la simultanéité ; ce n’était pas exactement le sens attendu ici. Ont été représentés à ce salon / à l’occasion de ce salon…

 

 

Calais Mag n° 134 de mars 2021, page 3

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7 février 2021 7 07 /02 /février /2021 08:53
Les fautes de l’édito du “Calais Mag'” n° 133

Rien de grave. 

 

 

Deux fautes d’accord :

 

1) Lignes 2 et 3 : « Ce principe m’a une nouvelle fois conduit à proposer l’ouverture d’un centre de vaccination. »

Nous l’avons tous appris : le participe passé employé avec avoir s’accorde avec le COD si celui-ci est placé avant. Ici, le COD est « m’ », qui représente la maire, et qui est donc féminin. Ce principe m’a une nouvelle fois conduite à proposer…

 

2) Lignes 5 et 6 : « Dans les meilleurs délais et dans les meilleures conditions possibles. »

Ici possible ne qualifie pas « délais » ni « conditions », mais l’impersonnel il sous-entendu, dont on fait l’ellipse. (cf. Dans les meilleures conditions qu’il est possible.) Autrement dit, cet adjectif est ici invariable. Dans les meilleures conditions possible.

 

 

Deux maladresses de vocabulaire :

 

Lignes 15 et 16 : « Voilà qui illustre tout l’intérêt d’un projet à la fois économique et novateur qui aboutira au total à la création d’une trentaine d’emplois. »

- « Total » est mal choisi, ou mal placé. Deux solutions possibles : 1) qui aboutira au final / finalement à la création… et : 2) qui aboutira à la création d’un total d’une trentaine d’emplois.

- L’emploi de « économique » est ici ambigu : on le comprend d’abord comme “qui concerne l’économie”, puis comme “non dispendieux”. Pour gommer l’amphibologie : un projet à la fois bon marché et novateur.

 

 

Sept ou huit fautes de syntaxe :

 

1) Lignes 2 à 4 : « […] proposer l’ouverture d’un centre de vaccination, en complément du dispositif déjà mis en place au sein de l’EHPAD de la Roselière. »

La locution en complément peut se construire avec un complément introduit par la préposition de (du), ou par la préposition à (au). Selon la préposition choisie, le sens n’est pas tout à fait le même.

- En complément de sera choisi quand ce qu’on complète était incomplet, quand il s’agit de combler un manque. Ex. : Dans la ratatouille j’ai ajouté des courgettes et aubergines en complément des tomates et oignons.

- En complément à sera choisi quand on apporte quelque chose de plus à ce qui est en soi déjà complet. Ex. : Peu optimiste, il porte des bretelles en complément à sa ceinture.

Le sens attendu était ici le deuxième, car bien sûr on ne veut pas dire que le dispositif de l’EHPAD est insuffisant ! En complément au dispositif (en lui-même satisfaisant) mis en place au sein de l’EHPAD.

 

2) Lignes 4 et 5 : « J’ai demandé […] que le Forum Gambetta soit aménagé pour procéder aux premières vaccinations. »

a) L’infinitif ainsi employé doit avoir comme sujet le sujet du verbe conjugué précédent ; ici : « le Forum Gambetta ». Or, ce n’est ni lui, ni « j’ » qui va vacciner. Il faut donc ajouter un sujet, et conjuguer le verbe. Par exemple : J’ai demandé que le Forum Gambetta soit aménagé pour qu’on y procède aux premières vaccinations.

b) La préposition pour, comme afin de, exprime le but. Or, il s’agit plutôt ici d’une visée, d’un projet, d’une intention. On préférera donc : J’ai demandé que le Forum Gambetta soit aménagé en vue des premières vaccinations / en vue de l’exécution des premières vaccinations.

 

3) Ligne 12 : « La lutte contre la Covid se poursuit donc, sans nous détourner cependant de nos objectifs. »

Même type de construction. Il n’y a peut-être pas de faute cette fois, si du moins on veut faire comprendre que c’est la lutte contre la Covid qui ne nous détourne pas. Mais je me demande si l’on n’entend pas signifier que c’est « nous », et non la lutte, qui ne veut pas renoncer à ses objectifs ; il faut dans ce cas encore exprimer un sujet, et conjuguer. La lutte contre la Covid se poursuit donc, sans que nous ne nous détournions cependant de nos objectifs.

 

4) Lignes 13 et 14 : « La preuve en a été donnée le 11 janvier avec l’arrivée […] d’un premier train. »

Mauvais choix de préposition : le complément d’agent d’un verbe passif se construit avec la préposition par (exceptionnellement : de). La preuve en a été donnée par l’arrivée d’un premier train. (Cette faute inscrit l’expression dans un niveau de langue parlé, relâché.)

 

5) Lignes 26 et 27 : « […] pour attirer nos voisins anglais et augmenter ainsi la fréquentation dans les commerces calaisiens. »

 « Fréquentation » manque grammaticalement d’un complément. On pourrait dire : la fréquentation de la clientèle dans les commerces, mais ce complément-là va sans dire. Optons donc pour : la fréquentation des commerces calaisiens.

 

6) Lignes 30 et 31 : « Il s’agit d’une initiative qui illustre notre engagement en faveur de la formation, de l’emploi ou de la réorientation professionnelle. »

Si, pour les intéressés, se pose l’alternative : formation ou emploi ou réorientation, les compléments de « notre engagement en faveur de » s’additionnent, se cumulent. En faveur de la formation, de l’emploi et de la réorientation professionnelle.

 

7) Lignes 34 et 35 : « Il s’agit de réduire les inégalités des jeunes de moins de 25 ans. »

Selon le sens voulu : réduire les inégalités entre les jeunes, ou, par exemple : réduire les inégalités entre les jeunes et leurs aînés.

 

 

Un minuscule problème d’orthographe :

 

Lignes 17 et 18 : « Ce projet complexe que je porte résolument depuis 8 ans. »

Il n’y a ici aucune raison de recourir à l’écriture en chiffre : huit.

 

 

Quatre fautes de ponctuation :

 

La virgule est inutile pour séparer un complément de temps du reste de la phrase ; et en matière de ponctuation, ce qui est complètement inutile est fautif. Enlevons donc ces virgules rougies :

Ligne 1 : « Dès le début de la crise sanitaire, j’ai jugé indispensable […] »

Ligne 14 : « En 24 heures, ce train a acheminé […] »

Lignes 24 et 25 : « J’ai demandé que tout soit mis en œuvre pour favoriser le retour des Britanniques, dès que les conditions sanitaires le permettront. »

(Jusqu’à mon dernier souffle je répéterai que la virgule n’a pas pour fonction de figurer une intonation ni une pause à l’oral.)

 

Lignes 4 et 5 : « J’ai ainsi demandé aux services de la Ville, de l’agglomération et du CCAS, que le Forum Gambetta soit aménagé. »

La première virgule est de bon aloi : elle joue son rôle dans l’énumération, avant le « et » qui signale le dernier élément listé. Mais la virgule après « CCAS », qui n’a pas cette fonction, est gravissime : elle sépare un verbe (« ai […] demandé ») de son COD (la proposition « que le forum Gambetta soit aménagé »). C’est comme si l’on écrivait : *Je mange, une pomme.

 

 

Calais Mag n° 133 de février 2021, page 3

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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 08:00
Les fautes de l’édito du “Calais Mag'” n° 132

 

 

Rien de grave. 

 

 

De toutes petites fautes d’orthographe :

 

Ligne 3 : « Des contrôles renforcés réservés aux poids-lourds. »

Sans trait d’union : un poids lourd, des poids lourds.

 

Lignes 6 et 10 : « La visite du Premier Ministre ». « Auprès du Premier Ministre ».

Quelle que soit l’admiration qu’on lui voue, pas de majuscule à ministre : Le Premier ministre. De même : le ministre de l’Agriculture, etc.

 

 

Un trio de fautes d’accord :

 

Lignes 13 et 14 : « J’ai de nouveau plaidé pour la création d’une zone frontière afin d’appliquer des mesures sécuritaire, judiciaire et économique ».

Pour que les trois adjectifs puissent être au singulier, il faudrait qu’il n’y ait qu’une seule mesure sécuritaire, une et une seule judiciaire, une seule économique, ce qui est bien sûr invraisemblable : des mesures sécuritaires, judiciaires et économiques.

 

 

Quelques maladresses de construction :

 

Lignes 7 et 8 : « Cette fluidité est un élément essentiel de compétitivité, en particulier du port de Calais ».

« Du » ne peut pas ici être une préposition faisant de « port » le complément du nom « compétitivité » (la compétitivité du port) ; c’est la préposition pour qui convenait : Un élément essentiel de compétitivité pour le port de Calais. (Un élément pour le port.)

 

Lignes 15 et 16 : « Je suis convaincue que des mesures dérogatoires s’exerçant sur le périmètre de Calais et de l’agglomération […] ».

L’addition « Calais » + « l’agglomération » révèle clairement qu’il ne s’agit pas seulement du pourtour d’un territoire, et que « périmètre » a ici le sens second d’“aire”, de “superficie”. Par conséquent, ce n’est pas la préposition sur qui convenait. S’exerçant dans le périmètre de Calais et de l’agglomération.

 

Lignes 19 et 20 : « […] l’acquisition de barrières et de caméras comme une compensation suffisante au préjudice que nous subissons. »

Le complément de compensation se construit avec la préposition de : Une compensation du préjudice. (Mais on pourrait dire par exemple : servir de compensation au préjudice, où au complète servir.)

 

Ligne 20 : « Aussi, j’ai de nouveau formulé une demande ».

L’adverbe aussi, de sens conclusif, placé en début de phrase, 1) se construit sans virgule, 2) est normalement suivi d’une inversion du sujet. Aussi ai-je de nouveau formulé une demande.

 

Lignes 28 à 30 : « J’ai pu vérifier que ce moment de réconfort et de solidarité a apporté beaucoup de joie et, je l’espère, qu’il permet d’envisager l’année nouvelle avec […] ».

L’incise « je l’espère » est bien sûr mal placée. J’ai pu vérifier que ce moment a apporté beaucoup de joie, et qu’il permet, du moins je l’espère, d’envisager…

 

 

Quatre mauvais choix de vocabulaire :

 

Lignes 1 et 2 : « Les files de camions qui se sont allongées ces dernières semaines ».

« Allongées » sous-entend que les files existaient préalablement, et qu’elles se sont simplement aggravées. Les longues files de camions qui se sont formées ces dernières semaines.

 

Lignes 4 et 5 : « Je m’attache depuis des mois à préparer notre territoire ».

Il s’agit du niveau de langue : « depuis des mois » appartient à la langue parlée. Depuis plusieurs mois ; ou, pour rendre le sens peut-être recherché : Depuis de nombreux mois.

 

Lignes 17 et 18 : « […] l’ambassadeur de Grande-Bretagne, venu lui aussi ces derniers jours à Calais ».

« Ces derniers jours » exprime plutôt une durée, où il faut exprimer une date. Pour balayer cette ambiguïté : venu il y a quelques jours à Calais.

 

Lignes 20 à 22 : « J’ai de nouveau formulé une demande de contribution financière de la Grande-Bretagne aux projets d’attractivité mis en place ces dernières années sous mon impulsion. »

Ne pas confondre les locutions verbales : mettre en place, et : mettre en œuvre. Mettre en place (plutôt quelque chose de concret), c’est : “ordonner pour être prêt à servir, à agir ; installer, préparer, organiser”. Mettre en œuvre, c’est : “mettre (qqch d’abstrait) en application, concrétiser, appliquer”. Le sens abstrait de « projets », et surtout le complément de temps « ces dernières années », montrent que le sens attendu ici est le deuxième. Les projets mis en œuvre ces dernières années.

 

 

Six erreurs de ponctuation (en plus de celle de la ligne 20) :

 

1) Lignes 4 et 5 : « Je m’attache depuis des mois à préparer notre territoire, en attirant l’attention des autorités ».

Pas de virgule avant le gérondif.

 

2) Ligne 6 : « Ces derniers jours, la visite du Premier Ministre à Calais a fait écho ».

Pas de virgule après le complément circonstanciel de temps.

 

3) et 4) Lignes 30 à 32 : « C’est aussi tout le sens des illuminations auxquelles j’accorde tant d’importance, parce qu’elles favorisent une magie et une féerie dont nous avons tous besoin. » (Je cite en entier, tellement cette phrase nous fait braire d’émotion !)

Ici il fallait une virgule après l’antécédent « illuminations ». Sans virgule, on fait comprendre qu’on ne parle pas de toutes les illuminations, mais seulement de celles auxquelles « j’accorde tant d’importance ». Or, il s’agit de toutes les illuminations, et à toutes « j’accorde tant d’importance ». Le sens des illuminations, auxquelles j’accorde tant d’importance. (Il ne s’agit pas d’une relative qui détermine l’antécédent, mais qui lui ajoute une information.) • Par contre, pas de virgule avant le complément de cause « parce qu’elles favorisent… ».

 

5) et 6) Lignes 35 et 36 : « La cérémonie qui sera retransmise sur nos sites et réseaux, le lundi 11 janvier, dès 19 heures. »

Pas de virgule avant les compléments de temps. Retransmise le lundi 11 janvier dès 19 h.

 

 

Calais Mag n° 132 de janvier 2021, page 3

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13 décembre 2020 7 13 /12 /décembre /2020 11:58
Les fautes de l’édito du “Calais Mag'” n° 131 ou 132

 

 (131 ou 132 : selon les versions, numérique ou papier)

 

 

Rien de bien grave. 

 

 

1) Une seule faute d’accord :

 

Lignes 13 : « Une baisse de chiffre d’affaire ».

Dans le sens de : “activité d’achat, de vente, d’échange”, le mot affaire est au pluriel. Toujours un s dans : Le chiffre d’affaires.

 

 

2) Deux erreurs de vocabulaire :

 

a) Ligne 6 : « Une somme deux fois équivalente à la première ».

Amphibologie ! L’expression serait possible avec le verbe : Une somme qui équivaut à deux fois la première. Mais le nom rend ici la formulation ambiguë. On comprendrait bientôt : “Deux fois identique”, “doublement identique”…

 

b) Lignes 21 et 22 : « J’ai plaidé, au travers d’une série de mesures, pour un soutien aux territoires en décrochage. »

La locution prépositive au travers de sous-entend des difficultés, des obstacles à surmonter. Par exemple : Il réussit difficilement à se frayer un passage au travers des broussailles. Il ne faut pas l’employer par hypercorrection, fausse élégance, à la place de : à travers. À travers / au moyen d’une série de mesures.

 

 

3) Trois maladresses de construction :

 

a) Lignes 5 et 6 : « J’ai décidé d’ajouter à l’enveloppe initiale […] une somme […], pour un montant total de 480 000 €. »

La préposition pour, dont le sens est lâche (vague) dans cette phrase, est ici d’un emploi familier. Ce qui représente un montant total de / (soit un montant total de).

 

b) Ligne 13 : « […] peuvent désormais prétendre jusqu’à 2000 € de subvention. »

Jusque n’est pas à sa place ! Il faudrait dire, pour bien faire (mais ce ne serait pas joli) : prétendre à jusque 2 000 € de subventions. Prétendre à une subvention pouvant atteindre 2 000 € / allant jusqu’à 2 000 €.

 

c) Lignes 16 et 17 : « Les difficultés auxquelles sont aussi exposées les populations plus fragiles. »

Dans cette phrase de début de paragraphe ce n’est pas le comparatif qui convenait (peut-être employé dans un but d’euphémisme). Il manque un complément introduit par que : Plus fragiles que qui ? On attendait ici un superlatif relatif : Les populations les plus fragiles.

 

 

4) Deux petits problèmes d’orthographe :

 

a) Ligne 19 : « J’ai co-signé ».

Le verbe s’écrit normalement en un seul tenant : J’ai cosigné.

 

b) Ligne 21 : « J’ai pu m’entretenir avec le Premier Ministre ».

À moins qu’il s’agisse de Boris Johnson, il faut l’écrire sans majuscule à ministre : Le Premier ministre (français). Mais, donc : le Premier Ministre (du Royaume-Uni).

 

 

5) Deux maladresses de ponctuation :

 

a) Ligne 1 : « Le 2 novembre dernier, j’ai annoncé […] » ; b) ligne 10 : « Dans ces mêmes colonnes, j’annonçais […] »

Ces virgules n’ont pas de raison d’être. Elles sont mêmes gênantes, dans la mesure où on devine qu’elles cherchent naïvement à rendre compte de l’oral, de l’intonation, du rythme.

 

 

6) De petites fautes de typographie :

 

a) Ligne 3 : « 30% » ; b) ligne 13 : « 35% » ; c) Ligne 13 : « 2000 € » ; d) ligne 30 : « […] officiellement classée « Station de Tourisme». »

Il manque à chaque fois une espace fine insécable : avant “%”, après le chiffre des milliers, avant “»” (guillemet français, chevron), comme après le guillemet ouvrant. 30 %, 2 000, « Station de Tourisme ».

        

e) Ligne 29 : « A ce titre ».

L’accent est toujours souhaitable sur les majuscules, ne serait-ce, ici, que pour une question d’homogénéité d’écriture : il est par ailleurs présent ligne 16 (« À ce titre ») et ligne 37 (« À la veille »).

 

 

Calais Mag n° 131 (version numérisée) ou 132 (version papier)

de décembre 2020, page 3

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15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 11:42
Les fautes de l’édito du “Calais Mag'” n° 130

Rien de grave. 

 

 

Une légère faute de construction :

 

Lignes 6 et 7 : « La plus grande sévérité s’impose contre ceux qui bafouent ces principes ».

Sévérité et sévère ne se construisent pas avec la préposition contre. On est sévère / on fait preuve de sévérité envers (pour, à l’endroit de) quelqu’un / sur quelque chose. La plus grande sévérité s’impose envers ceux qui bafouent ces principes.

 

 

Quelques petites erreurs de vocabulaire :

 

1) Lignes 4, 5 : « Mais cet hommage est aussi la marque d’un refus. »

L’emploi de marque est ici maladroit, peut-être influencé par l’un des sens du verbe dans des expressions comme : marquer son accord, marquer son refus, etc. Pour le nom, préférer : Cet hommage est aussi la manifestation / le témoignage / la démonstration d’un refus.

 

2) Lignes 20 à 22 : « Il s’agit de faciliter et d’encourager les achats dans les commerces de proximité et […] de maintenir au maximum l’activité des commerçants. »

Il convient de n’employer la locution au maximum que dans le sens de : “tout au plus”, “au plus”, “sans excéder”, sans dépasser”, etc. Il faudrait dire ici : Il s’agit de maintenir le plus possible / autant que possible / de façon optimale l’activité des commerçants.

 

3) Ligne 32 : « Le Calais Mag que vous tenez en main ».

Ambiguïté gênante : l’expression toute faite tenir en main signifie : “maîtriser”, “dominer”, “gouverner”, “avoir le contrôle sur”. Pour éviter toute amphibologie (sens propre vs figuré), on préférera ici, simplement : Le Calais Mag que vous avez en main.

 

4) Ligne 35 : « Enfant prodige issu du quartier ».

« Enfant » et « issu » sont redondants. On aurait déjà le sens attendu dans : Enfant prodige du quartier, ou : Prodige issu du quartier.

 

 

Trois fautes d’orthographe bénignes :

 

1) Ligne 5 : « On porte atteinte aux fondements de la République. »

Le nom république ne prend une majuscule que dans quelques cas précis : quand il fait partie du nom propre d’un pays (la République tchèque), quand il désigne une période historique (la Ve République), quand il s’agit d’une dénomination officielle (au nom de la République française, le président de la République). Sinon, la minuscule suffit : Les fondements de la république.

 

2) Lignes 7 et 8 : « Le but est aussi de diviser et de fracturer la Nation. »

Cas plus simple ici : majuscule seulement quand le mot s’intègre à un nom propre (l’Organisation des Nations Unies, la Société des Nations). Minuscule dans tous les autres cas : la nation française, les élus de la nation, diviser et fracturer la nation). Le mot ne suit donc pas la règle qui s’applique à État.

 

3) Lignes 34 et 35 : « Cet équipement qui porte le nom de Benjamin Bourigeaud ».

Pas de faute avérée ici : « Benjamin Bourigeaud » peut désigner non pas l’« équipement », mais la personne (c’est d’ailleurs ce que laisse entendre la suite) ; mais quand il désigne le stade : trait d’union. Le stade Benjamin-Bourigeaud (comme pour les noms d’établissements, de rue, etc. qui tirent leur nom du nom propre d’une personne). On peut parler ici d’une correction par anticipation…

 

 

Une vraie faute de ponctuation :

 

Ligne 13 : « Là encore, il nous faut être solidaires pour affronter collectivement […] ».

Cette virgule n’a aucune raison d’être. Elle est fautive. En aucun cas la ponctuation ne sert à marquer une particularité prosodique de l’oral (ici, une pause). (Pour les cas d’emploi de la virgule on pourra consulter Le Grand Livre des curiosités de la langue française, pages 127 à 129.)

 

 

Une toute petite maladresse de construction :

 

Lignes 14 et 15 : « Je m’entretiendrai moi-même quotidiennement avec les plus hautes autorités […] ».

Pour éviter toute possibilité de malentendu et pour ne pas laisser entendre que la maire pourrait soliloquer, mieux vaut éviter la construction s’entretenir soi-même ! Moi-même, je m’entretiendrai avec les plus hautes autorités.

 

 

Calais Mag n° 130 de novembre 2020, page 3

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8 novembre 2020 7 08 /11 /novembre /2020 10:43
Les fautes de l’édito du Calais Mag n° 129

 

 

Rien de grave. 

 

 

Une faute de construction :

 

Lignes 33 et 34 : « Comme la presse s’en est fait largement écho, […] »

Il faut le l’. La presse s’en est largement fait l’écho.Se faire l’écho de” est une expression figée, qu’on ne peut pas modifier.

 

 

Trois petites fautes d’orthographe :

 

1) Lignes 27 et 28 : « Le nombre des vélos proposés aujourd’hui en libre service. »

Le mot prend toujours un trait d’union, comme libre-échange, et non libre arbitre. En libre-service.

 

2) Ligne 30 : « […] pour favoriser le mieux vivre en ville […] »

Sur le modèle de bien-vivre, bien-être, mieux-être : le mieux-vivre.

 

3) Ligne 34 : Ma rencontre avec le Ministre de l’Intérieur ».

Les mots ministre et ministère prennent une minuscule devant le nom de leur champ d’action (qui prend une majuscule) : Le ministère de la Culture, le ministre de l’Intérieur. (NB : le président de la République, le Premier ministre.)

 

 

Une erreur grammaticale :

 

Lignes 15 et 16 : « J’ai souhaité que les 150 licenciés disposent ainsi d’une structure qui est un véritable lieu de vie ».

Le verbe souhaiter commande le subjonctif dans la proposition qui le complète1 (« disposent »), mais aussi, par voie de conséquence, par ricochet, dans la relative subordonnée à celle-ci. J’ai souhaité que les licenciés disposent d’une structure qui soit un lieu de vie. (Même si la « structure » existe déjà bel et bien : c’est une pure question de grammaire.)

 

 

Une faute d’accord (il s’agit d’une récidive) :

 

Lignes 29 et 30 : « […] la question des modes de déplacement est un axe essentiel du projet que je porte […] »

Il faut distinguer les noms dénombrables (ils désignent ce qu’on peut compter : un autobus, deux yaourts…) et les noms qui peuvent être employés comme indénombrables (généralement après l’article partitif du, de la, de l’, des : du temps, de l’eau, de l’espoir…). On évoque alors une part indéterminée d’une “quantité massive”, d’une “notion continue”. Or, ce n’est pas le cas de déplacement : on ne peut pas dire, par exemple : il y a du déplacement, le problème du déplacement… Il faut donc l’employer au pluriel : les modes de déplacements (ou le remplacer par un indénombrable : les modes de circulation…)

 

 

 

Trois maladresses de vocabulaire :

 

1) et 2) Lignes 1 à 3 : « J’ai entamé avec un très grand plaisir le cycle de déplacements […] que je m’étais engagée à tenir voici plusieurs mois. »

On tient une promesse, mais un cycle, non !

Et “s’engager à tenir” est verbeux (en forçant le trait : Je promets que je m’engage à tenir les engagements que je me suis promis de tenir…).

Le cycle de déplacements auquel je m’étais engagée / que j’avais promis / que je m’étais engagée à effectuer.

 

3) Lignes 13 à 15 : « Mes échanges réguliers avec l’Entente sportive de Calais et la promesse que j’avais faite au président de ce club emblématique du Fort-Nieulay se sont traduits par l’aménagement de nouveaux vestiaires de grande qualité. »

L’expression un peu passe-partout “se traduire par” ne convient pas ici. Je propose : Mes échanges réguliers ont abouti à l’aménagement…

 

 

Calais Mag n° 129 d’octobre 2020, page 3

 

__________________

1. Voir : Le Grand Livre des curiosités de la langue française, G. Tromeur, page 126.

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1 novembre 2020 7 01 /11 /novembre /2020 10:55
Les fautes de l’édito du supplém. au “Calais Mag” n° 128

~

 

 

Rien de grave. 

 

 

Une faute d’orthographe :

 

Lignes 37 et 38 : « […] et ce pour la 8ème année consécutive. »

Cette abréviation fantaisiste de l’adjectif numéral ordinal est fautive. Les abréviations correctes sont : 1er, 1re, 2e, 3e, 8e, etc. – Mais il n’y avait pas lieu ici d’abréger !

 

 

Deux accords à revoir :

 

Ligne 12 : « Ainsi, c’est près d’un million d’euros qui a été mobilisé ».

« Un million de » a ici une valeur de déterminant (1 000 000) : l’accord par syllepse s’impose : un million d’euros ont été mobilisés. (Il est d’autant plus fâcheux de prendre « million » comme sujet qu’il est mis en question par « près de ».)

 

Lignes 20 à 22 : « Ainsi, et afin de répondre présents face à la crise sanitaire et économique sans précédent, nous poursuivons plus que jamais notre stratégie ».

Répondre présent est une locution (qui a normalement, comme ici, un sens figuré : il ne s’agit pas d’être présent physiquement) qu’il convient de considérer comme figée : il est logique de ne pas accorder, même si, au sens propre, une fille, à l’appel, pourra répondre « présente ! » Nous avons répondu présent.

 

 

Un pléonasme :

 

Lignes 3 et 4 : « […] permettant ainsi la mise en œuvre concrète des politiques publiques ».

L’idée de « concrète » est déjà dans « mise en œuvre » : cette redondance rend l’adjectif superflu. La mise en œuvre des politiques suffit !

 

 

Deux petites maladresses de construction :

 

1) Lignes 17 et 18 : « Cela est permis grâce à une gestion rigoureuse ».

Il y a deux raisons de construire avec la préposition par, et non grâce à. « Permis » n’est pas un adjectif, mais un participe passé : c’est donc un passif, qui fait de « une gestion rigoureuse » son complément d’agent. D’autre part, « permis » + « grâce à » créent une redondance de sens. Cela est permis par une gestion rigoureuse. Ou : Cela est possible grâce à une gestion rigoureuse.

 

2) Lignes 6 et 7 : « Cette année plus que n’importe quelle autre, notre budget a été chamboulé ».

Dans ce début de phrase (qui laisse entendre que le budget est plus ou moins chamboulé tous les ans), « cette année » est employé sans préposition pour la raison que c’est un complément circonstanciel de temps : inutile (ce serait même regrettable) de dire par exemple : Durant cette année.

Mais ce n’est pas le cas de « n’importe quelle autre », qui nécessite donc une préposition. Certes, ce serait lourd de dire : Cette année plus que lors de n’importe quelle autre (mais ce serait correct). Tournons autrement. Cette année particulièrement, notre budget a été bousculé.

 

 

Supplément au Calais Mag n° 128 de septembre 2020, page 2

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25 octobre 2020 7 25 /10 /octobre /2020 12:51
Les fautes de l’édito du “Calais Mag” n° 128

 

Rien de grave. 

 

 

Une faute d’accord :

 

Ligne 36 : « […] dans les meilleures conditions possibles ».

Contrairement à « meilleures », possible ne qualifie pas « conditions », et ne doit pas s’accorder avec ce mot. C’est un impersonnel, il est donc invariable. L’expression est l’abréviation de : Dans les meilleures conditions qu’il soit possible. Dans les meilleures conditions possible.

 

 

Un problème de construction :

 

Lignes 8 à 10 : « La manière dont chacun s’est déjà approprié la plage […] s’avère ainsi très encourageante. »

Le début de la phrase laisse entendre que chacun a pu avoir sa manière personnelle de “s’approprier” la plage ; mais la fin, par l’accord au singulier de « s’avère », va pour le nier. Deux moyens d’éviter le problème : Les façons dont les usagers se sont familiarisés avec la plage s’avèrent très encourageantes ; ou, mieux : Chacun a pu se familiariser avec la plage, ce qui s’avère très encourageant.

 

 

Deux petites erreurs de vocabulaire, qui prêtent aux choses des significations qu’elles n’ont pas :

 

1) Lignes 5 à 7 : « […] les visiteurs ont souvent été impressionnés par la transformation spectaculaire de notre Front de mer. Symbole de cette architecture ambitieuse, le belvédère illustre à ce titre ma volonté d’offrir à tous des équipements […] ».

Un symbole est la représentation d’un objet qui par convention signifie quelque chose d’abstrait. Par exemple, l’image de la balance est le symbole de la justice. Ce n’est pas le cas ici. Le belvédère n’est qu’un exemple,  une illustration, etc. Je propose : Emblème de cette architecture, le belvédère…

(Par ailleurs, la majuscule à « Front de mer » ne semble pas avoir de justification…)

 

2) Lignes 18 à 21 : « […] l’arrivée d’un iguane constitue aussi une étape importante […], en annonçant aussi pour les mois à venir la construction de la Nef définitive. »

L’apparition d’un iguane ne peut pas en soi avoir une signification aussi précise, comme le laisse penser « en annonçant ». Tournons autrement ; par exemple : Et sera suivie dans les mois à venir de la construction…

(Par ailleurs, la majuscule à « la Nef » ne semble pas avoir de justification…)

 

 

Une construction discutable :

 

Lignes 16 et 17 : « La renommée du Dragon et l’attrait qu’il exerce se vérifient dans le nombre croissant de réservations. »

La construction du complément avec la préposition par (au lieu de « dans ») serait plus juste.

 

 

Trois virgules fautives, que je rougis ci-dessous :

 

Lignes 3 et 4 : « La programmation que j’ai souhaitée a largement séduit les Calaisiens et les touristes, par son originalité et son audace. »

 

Lignes 34 à 36 : « Vous retrouverez dans les colonnes du Calais Mag le détail des travaux qui ont été réalisés dans les écoles pendant les vacances, afin d’accueillir les enfants, les enseignants et l’ensemble du personnel, dans les meilleures conditions possibles. »

 

Calais Mag n° 128 de septembre 2020, page 3

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18 octobre 2020 7 18 /10 /octobre /2020 09:26
Les fautes de l’édito du “Calais Mag” n° 127

Rien de grave. 

 

 

Deux petites erreurs de construction :

 

1) Lignes 22 à 24 : « Notre programmation a été totalement repensée pour s’adapter aux mesures sanitaires en vigueur ».

Le « s’ » ne peut pas représenter « notre programmation ». L’expression du but (« pour ») sous-entend un acteur humain absent de la phrase. On pourrait dire : Nous avons repensé notre programmation pour nous adapter aux mesures sanitaires, ou : pour l’adapter ; à la limite : pour être adaptée.

 

2) Lignes 7 et 8 : « J’ai souhaité la mise en place d’une aide financière pour l’acquisition de bicyclettes et encourager ainsi les déplacements doux. »

On ne peut en principe coordonner que des mots ou groupes de même nature (et non, comme ici, un groupe nominal et un groupe infinitif). Il faut tourner autrement, par exemple en remplaçant « et » par afin de.

 

 

Une seule faute d’accord :

 

Lignes 2 et 3 : « Nos modes de déplacement doivent s’adapter en conséquence ».

Le nom déplacement ne peut pas être employé comme indénombrable ; on ne peut pas dire “le (du) déplacement” (en général) comme on dit par exemple “la (de la) circulation”. C’est pourquoi il doit être ici au pluriel : nos modes de déplacements.

(Comme « pour s’adapter » ci-dessus, ici « doivent s’adapter » personnifie fâcheusement le sujet. Préférer : Nous devons adapter en conséquence nos modes de déplacements. Ou : Nos modes de déplacements doivent être adaptés en conséquence.)

 

 

Une erreur de vocabulaire :

 

Lignes 5 et 6 : « L’aménagement de pistes cyclables spéciales qui préparent la ville à une accélération de l’usage du vélo. »

Un vélo peut accélérer, mais pas son usage ! Une augmentation / un accroissement / une hausse / un développement / une recrudescence de l’usage du vélo.

(Le fait d’accorder le verbe préparer avec « pistes cyclables » plutôt qu’avec « l’aménagement » [action humaine] produit encore cette sorte de personnification un peu maladroite.)

 

 

Quelques erreurs de ponctuation et de typographie :

 

1) Trois virgules injustifiables.

Lignes 14 et 15 : « […] qui consiste notamment à transférer la gare routière aujourd’hui installée au théâtre, aux abords directs de la gare ferroviaire. »

Lignes 26 et 27 : « Il s’agit d’augmenter les niveaux de fréquentation des touristes, au profit de l’économie calaisienne. »

Lignes 28 et 29 : « […] l’opération estivale portant sur ces chèques-cadeaux que j’ai mise en place, afin d’augmenter la consommation locale. »

 

2) Lignes 9, 10 et 32 : Le titre du magazine en italique. Votre Calais Mag.

 

Calais Mag n° 127 de juillet et août 2020, page 3

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